Résumé

De la crise des subsistances : extrait du "Bien public" du 1er octobre 1846

La sédition universelle, réprimée par une terreur en permanence, et la plus effroyable disette qui ait décimé le peuple français, depuis deux siècles.
C'est pour ne pas être entraînés à cet arbitraire, à ces inquisitions, à ces maximum, à ces pénuries de subsistances, que nous voulons que le gouvernement prête aujourd'hui force à la loi, et que l'opinion des bons citoyens prête elle-même force à la répression de tout désordre et de toute violence populaire sur les marchés. L'ordre est la vie du peuple, car sans ordre, ni travail, ni salaire, ni pain.
Source : Gallica

De la crise des subsistances : extrait du "Bien public" du 1er octobre 1846

Ainsi, la liberté complète du commerce est la vérité générale en matière de produit de commerce et d'échange. Laissez faire, laissez passer, est devenu proverbe chez les écrivains ; mais , quand il s'agit d'appliquer celle prétendue vérité à l'importation;, à l'exportation et au commerce des grains, on s'aperçoit à l'instant que, si elle n'est pas un mensonge, elle est au moins au danger suprême, et la théorie recule devant l'application, car le blé, c'est la vie même du peuple; or, on ne joue pas avec la vie. Vivre d'abord, voilà la vérité sans réplique.
Source : Gallica

De la crise des subsistances : extrait du "Bien public" du 1er octobre 1846

Quand
le peuple régnait par lui-même, il n'hésita pas à employer la force armée contre ces blocus de grands chemins, contre ces taxations forcées des attroupements, contre ces accaparements des localités, qui menaçaient d'affamer une seconde fois la république. Il fit bien. Le blé est la propriété de tous ; le pain est le droit commun de la vie ; ceux qui le retiennent dans leurs cantons ou qui l'empêchent de circuler, sont les véritables accapareurs !
Source : Gallica

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