L. de Lavergne

Résumé

L. de Lavergne Revue des Deux Mondes

L’esprit du paganisme n’a pas péri, il lutte encore sous diverses formes et se glisse quelquefois sous le manteau de la religion. De son côté, le génie chrétien change de forme aussi ; il ne vit pas uniquement dans le sanctuaire et se répand au dehors sous d’autres noms. C’est lui qui a inspiré, malgré des apparences trop souvent contraires, la philosophie du XVIIIe siècle, car là où est l’amour de l’humanité, là est l’esprit du christianisme. C’est lui qui reparaît de nos jours dans l’élan universel vers la richesse, qui donne la dignité et la liberté.
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L. de Lavergne Revue des Deux Mondes

Un jour viendra, je n’en doute pas, où l’industrie humaine suppléera dans la grande culture, comme elle fait déjà dans le jardinage, aux caprices de la pluie, et où les végétaux recevront à point nommé, quel que soit l’état du ciel, les arrosages dont ils ont besoin. Dans ce temps-là, on verra des miracles de production, car la différence entre un printemps pluvieux et un printemps sec peut être énorme pour les céréales, comme pour les autres fruits de la terre. L’art d’emmagasiner les eaux et de les distribuer à volonté est l’art nourricier par excellence, surtout dans le midi.
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L. de Lavergne Revue des Deux Mondes

L’agriculture en souffre doublement ; en même temps qu’elle y perd des consommateurs, elle se voit privée des bras dont elle a besoin, et les frais montent quand les produits baissent. L’exportation ne suffit pas pour rétablir complètement l’équilibre, pas plus que l’importation ne suffit en temps de disette ; dans l’un et l’autre cas, le mal est atténué, non détruit, car les prix d’une grande nation comme la nôtre se règlent par l’état du marché intérieur ; l’importation et l’exportation ne peuvent être que des appoints.
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