“ Élevées avec une attention méticuleuse par leurs parents alignés et immobiles derrière elles, — comme des barriques sur le quai d’un entrepôt — elles n’ont plus rien à apprendre du côté de la pureté ni du côté de l’arithmétique. Il ne leur manque vraiment que du sang à boire, du sang humain de première marque et c’est précisément ce que tu leur donnes. ”
Pureté du sang
Définition et enjeux
Citations sur “pureté du sang”
Saint Augustin,
Discours sur les psaumes : Psaumes LI à LX
“ Si ceux qui meurent spirituellement répandent leur sang de la même manière, c’est à toi, quand tu en es témoin, de laver tes mains dans ce sang invisible, et, à l’aide de ce remède étranger, de vivre avec plus de pureté. Mais si un homme est juste, quel besoin peut-il avoir de laver ses mains ? ”
Aristide Roger,
Votre histoire et la mienne
(1874)
“ Les globules étant, comme je vous l'ai dit, la monnaie du sang, restent à la bataille, la teinte vermeille disparaît, les vieux matériaux et les détritus que le sang emporte, le noircissent et l'épaississent ; et le bonhomme perd peu à peu toutes ses qualités. Alors, comme il n'a rien de mieux à faire, il prend le parti de retourner vers le cœur qui l'enverra se régénérer dans le poumon, et pour cela il passe tranquillement dans les veines qui le déchargeront dans l'oreillette droite ; il devient sang veineux, de sang artériel qu'il était. ”
Antoine Goudin, Philosophie suivant les principes de saint Thomas… (1864)
“ Ainsi la nature, toujours conforme avec elle-même, met dans le cœur de l'animal un principe humide et vital, c'est le sang. Ce sang est répandu par les artères dans le corps entier, et par les bouches des artères il arrive dans les veines qui le ramènent au cœur, d'où il repart pour les artères qui le rendront aux veines qui le rapporteront au cœur; et comme les conduits souterrains forment à leurs extrémités des fontaines et des sources pour les fleuves, ainsi les artères, en débouchant dans les veines, donnent les sources du sang veineux. ”
Auguste Riche, Les Merveilles de l'oeil, étude religieuse d'anatomie et de physiologie humaine… (1876)
“ Le sang, susceptible d'être modifié par l'âme, modifie à son tour la forme organique du corps; et l'homme, en vertu de sa faculté propagatrice, communique à sa postérité cette forme qui peut en faire le bonheur ou le malheur, la gloire ou la honte. ”
“ Mais il y a sang et sang, et le sang de l'homme était tenu pour le plus précieux de tous, le plus riche en force et en vitalité. L'eau passait pour s'être concentrée dans le sang et tout spécialement dans le sang humain qui, lui-même, se sublimait en sang divin. Le sang, disait-on, entretient la vie dans la nature entière, même dans les plantes et les esprits. Aux mânes, on versait du sang pour leur rendre l'intelligence et la sensibilité; on en servait aux Olympiens pour les tenir en vigueur et en santé; à la Terre, génératrice des moissons, pour la féconder. ”
Jules Claude Guérin Carnet, La santé : hygiène et régime à suivre pour se bien porter… (1872)
“ Le sang, après s'être ainsi purifié, réapprovisionne et vivifié, revient au cœur, qui le lance de nouveau dans toutes les parties de notre corps, pour y recommencer cette course circulaire incessante, qui ne s'arrête et ne finit qu'avec le dernier battement de notre cœur. ”
Claude-Marie Morin, Du retour de Sa Majesté Louis XVIII au trône de France… (1814)
“ Son sang est trop pur, son sang est trop précieux pour être racheté par rien sur la terre; point d'autre expiation que celle de nos larmes, de nos regrets, de nos prières; lui-même prie pour ses bourreaux. ”
William Harvey,
La Circulation du sang
“ Vous répondrez, dit-il, que le sang se forme dans le foie, et, de là, est porté au cœur, où il va subir une dernière transformation et prendre sa perfection définitive, ce qui ne manque pas d’être raisonnable ; car nul parfait, nul grand ouvrage ne s’est fait subitement et tout d’un coup, et n’a pu par un seul instrument acquérir toute sa perfection. Mais, s’il en est ainsi, montrez-nous un autre vaisseau qui nous ramène du cœur le sang complètement perfectionné et le répande dans tout le corps, comme les artères répandent l’esprit vital. ”
Augustin Crampon,
Bible Crampon 1904
“ Et votre sang à vous, j’en demanderai compte à cause de vos âmes, j’en demanderai compte à tout animal ; de la main de l’homme, de la main de chaque frère, je redemanderai l’âme de l’homme. 6. Quiconque aura versé le sang de l’homme, par l’homme son sang sera versé, car Dieu a fait l’homme à son image. ”
Alexandre Weill, Couronne, histoire juive, par Alexandre Weill (1857)
“ On dirait que le sang est l'aliment de l'âme, et qu'en pompant ces sucs précieux, elle rend les traits plus pâles et empêche le développement de la beauté physique. C'est peut-être pour cette raison que l'Ancien Testament dit : « Tu ne mangeras pas de sang, car le sang c'est la substance de l'âme. » ”
Adrien Mithouard, Récital mystique (1893)
“ C'est lui qui dans le cœur, à chaque battement, Entre, palpite et passe, en l'âme s'insinue, Et suit ses mouvements et la voit toute nue. Les pleurs, perles d'argent, sublime réconfort, Sont des gouttes du sang, et c'est du sang que sort La transmission sainte et douce de la vie. Le sang c'est la liqueur précieuse, ravie A l'homme terrassé par l'homme qui le hait. Le dernier sacrifice où l'amour se complaît, C'est dans l'effusion du sang qu'il se consomme. Il est écrit au livre du Deutéronome : « Vous ne mangerez pas le sang des animaux, Mais leur chair. » ”
Marcel Labbé, Le sang (physiologie générale) (1902)
“ Par ce court aperçu de la naissance, de la vie, des maladies et de la mort du sang, on peut juger combien son activité est incessante et considérable. On voit la place importante du sang dans le mouvement entier de l'organisme, dont il résume et synthétise les actes essentiels ; il est comme le raccourci, le schéma naturel de la vie. ”
William Harvey,
La Circulation du sang
“ Mais, si le cœur cesse de battre en même temps que les poumons cessent d’être perméables au sang, comme chez les noyés et ceux qui meurent subitement de syncope, on trouve les artères et les veines également remplies de sang. En troisième lieu, pour ce qui concerne les esprits, leur nature, leur corps, leur consistance, leur union ou leur séparation avec le sang et les parties solides, il y a tant d’opinions, et elles sont si variées, qu’il ne faut pas s’étonner que, par un subterfuge de commune ignorance, on explique tout par les esprits dont on ne connaît nullement la nature. ”
Fanny Voisin Mme Charles Delon, Histoire naturelle : leçons préparatoires à l'étude de l'hygiène… (1908)
“ Eh bien, les parties de notre corps sont comme ces convives, chacune d'elles a besoin d'être servie, nourrie ; et le sang est le serviteur qui circule dans notre corps, pour porter à toutes ses parties l'aliment dont elles ont besoin. ”
William Harvey,
La Circulation du sang
“ Ceux qui tâchent de résoudre la difficulté en disant que le sang est artériel et plein d’esprits, admettent implicitement que la fonction des artères est de porter le sang du cœur dans tout le corps, et d’être elles-mêmes remplies de sang. Car, pour être plein d’esprits, le sang n’en est pas moins du sang ; le sang est toujours du sang : personne ne nie que le sang qui coule dans les veines ne soit pénétré d’esprits vitaux. ”
Jean Pierre Hureaux, A tout le monde. La Santé, par Hureaux… (1864)
“ Mais vous serez assailli par le mal à toute occasion, si vous avez la prédisposition aux maladies, signe évident que vous portez en vous des humeurs altérées. 78. Cet heureux privilége d'un sang pur et fort, cette malheureuse aptitude d'un sang altéré et faible, s'expliquent parfaitement bien : les éléments de même nature s'attirent, ceux de nature contraire se repoussent. Le sang déjà malade attire la maladie, et un sang pur ne fait alliance qu'avec la santé. ”
J. Constant, Discours de charité prononcé à Saint-Philippe-du-Roule… (1872)
“ Du côté de la terre, le sang représente la vie, la vie si précieuse, qu'il n'est pas d'amour plus fort que l'amour qui l'immole. Du côté du ciel, le sang représente la prière ; c'est son expression la plus sublime. Vous savez quelle a été la plus haute prière de ce monde. Elle s'est faite au Calvaire, et elle s'est faite dans le sang. Là, c'était le sang d'un Dieu. Le sang de la guerre, c'est l'appoint que l'homme apporte.— C'est la part tout humaine de l'immense et universel sacrifice. ”
Émile Le Roy, De l'Éducation des enfants, conseils aux parents pour l'hygiène à suivre… (1862)
“ De là, tempérament sanguin, lymphatique, nerveux, suivant qu'on veut indiquer la prédominance de chacun de ces trois systèmes. L'élément sanguin a une telle importance dans l'entretien de la vie, que je vais décrire en quelques mots, l'admirable système de la circulation du sang. Ce liquide part du cœur, renfermé dans un canal, qui, semblable à un arbre immense, va se ramifiant à l'infini, et dont les dernières divisions forment un réseau merveilleux dans la trame des tissus et à la surface de la peau, d'où le sang est ramené par les veines à son point de départ. ”
Simone Weil,
La Connaissance surnaturelle
“ Car le principe vital de la chair gît dans le sang, et moi je vous l’ai accordé sur l’autel pour procurer l’expiation à vos personnes ; car c’est le sang qui fait expiation pour la personne... Tout homme... qui aurait pris un gibier... devra en répandre le sang et le couvrir de terre... Car le principe vital de toute créature, c’est son sang qui est dans son corps, aussi ai-je dit aux enfants d’Israël : ne mangez le sang d’aucune créature. Car la vie de toute créature, c’est son sang : quiconque en mangera sera retranché. ”
Christophe D Lambert, Examen médical des sympathies, ou Explication physiologique sur la valeur de ce mot… (1825)
“ Pour se rendre raison des sympathies sans nombre qui mettent en jeu l'organe de la circulation , il ne faut pas perdre de vue que le sang est le véhicule de tous les principes qui entrent dans la composition de notre corps ; il faut se rappeler que c'est lui qui fournit à l'exercice de nos organes, qu'il les nourrit, et que le cœur est l'agent d'impulsion qui le pousse sur tous les points de l'économie. ”
Mme Hippolyte Meunier, Les causeries du docteur : entretiens familiers sur l'hygiène (1868)
“ CLAUDE. — Et ce sang noir prend tout droit la route du cœur au poumon sans se tromper? Ce n'est donc pas par les mêmes canaux qu'il va et qu'il revient, sans quoi il se mêlerait? LE DOCTEUR. — Non, le sang qui n'a pas respiré ne se mêle jamais au sang qui a respiré, il n'a pas la même couleur : chacun a son conduit spécial, muni de petites trappes, de petites soupapes qui le forcent à suivre savoie. Tout est prévu avec un art sublime. Dieu a organisé les animaux de telle sorte que l'air est indispensable à leur vie. ”
Jean Macé,
Histoire d'une bouchée de pain
(1867)
“ Suivons donc les destinées de ce brave chyle, qui s'est mis en état d'alimenter la vie du corps, et dont chaque goutte va devenir du sang, de ce sang qui fait battre notre cœur, nourrit nos membres et met en jeu les fibres de notre cerveau. ”
Hippocrate,
Oeuvres complètes d'Hippocrate…
(1839-1861)
“ Maintenant, je vais dire comment et pourquoi le sang s'augmente dans le corps. Quand on boit ou mange quelque chose de sanguin, cela est attiré d'un côté par le corps tout entier, de l' autre par le cœur. ”
Fernand Papillon, La Chaleur et la vie dans les animaux
“ Le sang, qui sans cesse passe et repasse dans les vaisseaux les plus ténus de notre corps et se sature d’oxygène chaque fois que notre poitrine se soulève, le sang se compose de matériaux très divers. ”
Fulcran Vigouroux, Dictionnaire de la Bible - Vigouroux
“ D’après l’opinion généralement répandue dans la haute antiquité, le sang est le siège de l’âme et de la vie, et, par cette raison, agréable à la divinité, puisqu’il constitue l’essence de tout le monde animal et qu’il forme ce qu’il y a de sublime et de meilleur dans la nature ”
Charles Des Guerrois, Pensées de l'art et de la vie, par Charles Des Guerrois (1855)
“ Si par malheur un jour son sang devenait moins rose, ses joues moins fraîches et moins pleines, il viendrait à vous tranquillement, si Dieu lui en donnait le pouvoir, il mettrait votre jeune sang dans ses veines, votre chair rose et ferme sur ses os, et ajouterait à son œil le rayon du vôtre, et puis, avant de lui faire son adieu, il dirait au squelette : regarde comme me voilà beau et frais ”
Bruno Jacques Béraud, Éléments de physiologie de l'homme et des principaux vertébrés répondant à toutes les questions physiologiques du programme des examens de fin d'année… (1856-1857)
“ Le sang peut-il se mouvoir par sa propre force ? — Non. Les motifs qu'on allègue en faveur de la force propulsive du sang se fondent sur ce que le mouvement de ce liquide continue sans battements du cœur. ”
Mme Hippolyte Meunier, Les causeries du docteur : entretiens familiers sur l'hygiène (1868)
“ Tout cœur qui bat, bat pour deux choses. D'abord, pour aller à la provision chercher du sang nouveau dans cette substance que l'estomac lui a fabriquée; ensuite, pour envoyer ce même sang, purifié et préparé, dans toutes les parties du corps. Vous voyez que le cœur est un admirable ouvrier, faisant à la fois l'office de pompe aspirante et refoulante, quand il puise dans l'intestin à l'aide de mille petits tuyaux, et lance en même temps à travers les artères le sang qui lui est revenu. ROSALIE. — Mais, Monsieur, pourquoi y en at-il du noir et du rouge? ”
Isidore Bourdon, Notions d'hygiène pratique (2e édition… (1860)
“ Outre les moyens d'unité vitale et d'individualité physique que nous venons de mentionner, il en existe un autre tout aussi manifeste : je veux parler du sang, qui est le même pour tous les organes et qu'une même force d'impulsion fait affluer dans chacun. Rien ne se fait dans le corps sans l'intervention du sang. ”
George Pouchet, Les fonctions du Système nerveux et l’Intelligence…
“ Pour la biologie moderne, le sang, quoiqu’il soit un liquide vivant dans toute l’acception du mot, n’est plus cependant qu’une des parties les moins hautes en dignité parmi toutes celles dont l’ensemble constitue le corps. ”
Joseph Guillemin, Le chef-d'oeuvre humain : étude médico-philosophique (1909)
“ Et voyons ce que nous savons du rôle de ce sang qui irrigue tout l'organisme, imbibe tous les tissus, coulant à torrent sous les lèvres qu'il car-mine, ou sous le rose des joues, laissant la mort là où il ne circule plus. ”
Narcisse-Eutrope Dionne,
Le Parler populaire des Canadiens français
“ Se faire du mauvais sang, se tourmenter. Suivre au sang, poursuivre un animal blessé par les traces de son sang. Mourir au bout de son sang, mourir d’hémorrliagie. N’avoir plus une goutte de sang dans ses poches, avoir une grande peur. Mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai eu une grande surprise. Tourner les sangs, affecter vivement au point de donner une maladie. — Hêmorrhagie de sang, hémorrhagie. Sang-de-dragon, n. m. — Sang-dragon. Sang-dragon, n. m. — Sanguinaire du Canada. Sang-gris, n. m. Mélange de vin ou d’eau-de-vie, de sucre et d’eau chaude. ”
William Harvey,
La Circulation du sang
“ On commet généralement une erreur en disant que le cœur, par son mouvement ou sa dilatation, attire le sang dans sa cavité ; car, lorsqu’il se meut et se contracte, il chasse le sang ; quand il n’agit plus, quand il se relâche, le sang afflue dans ses cavités, par un mécanisme que nous montrerons plus tard. ”
Jean Macé,
Histoire d'une bouchée de pain
(1867)
“ En effet, le sang n'est l'âme du corps, en d'autres termes, ne fait vivre le corps qu'à la condition d'entretenir sans cesse, et partout, ce feu magique dont nous avons tant parlé la dernière fois. Le peuple, dans sa langue pittoresque, a trouvé une image pleine d'énergie pour exprimer l'action exercée par un chef d'atelier qui sait faire travailler son monde : il vous met le feu sous le ventre. C'est, à la lettre, le procédé employé par le sang pour faire travailler les organes. ”
Michel Chevalier,
Revue des Deux Mondes
“ Tous les peuples sans exception, sauvages et civilisés, avant la venue du Christ, ont cherché la rédemption par le sang, parce que le sang, source de la vie, leur a paru l’offrande la plus agréable aux dieux courroucés. Partout et toujours, jusqu’au christianisme, le sang des hommes a coulé pour honorer les dieux, malgré les protestations de la raison et du sentiment humain, qui pourtant, chez les anciens, avaient fait remplacer, dans la plupart des circonstances, mais non pas dans toutes, nos semblables par des animaux. ”
O. V. de L. Milosz,
Ars magna
(1924)
“ Le sang est donc la personne seconde ; et si tu m’as suivi attentivement à travers les déductions de l’Épître à Storge et de Memoria, tu dois avoir déjà saisi la portée scientifique de la parole du Maître : voici ma chair, voici mon sang, et de la doctrine hermétique de l’identité des deux sphères, car ce que nous nommons vie et esprit n’est que la transmutation, dans l’instantanéité, du macrocosme en microcosme, du pain et du vin en sang. Ton mouvement intérieur est Verbe et se nourrit du Verbe dans l’instantanéité du fiat. ”
Jean Macé,
Histoire d'une bouchée de pain
(1867)
“ Le sang veineux arrive seul dans le cœur qui le chasse dans les branchies, et de là le sang artériel s'en va de lui-même dans les organes, sous l'influence lointaine de l'impulsion primitive du cœur, le sang nouveau venu chassant toujours l'autre devant lui dans les canaux de la circulation. ”
Alfred Loisy,
Essai historique sur le sacrifice
(1920)
“ C'est comme élément de vie que le sang prend une si grande place dans les sacrifices. Celle qu'il a dans les rites de purification et d'expiation tient pour une bonne part à sa qualité de liquide 2 ; mais d'ordinaire c'est plutôt sa vertu vivifiante qui est en relief. Si les esprits des morts et les esprits en général, si même les dieux ont soif de sang, c'est que « la vie est dans le sang » 3, et que, pour ce motif, le sang entretient la vie des esprits et des dieux. ”
