Résumé

Henri Lorin Les Chemins de fer balkaniques

Maîtres de Constantinople, les Sultans firent de la péninsule des Balkans leur bastion avancé contre l’Occident ; à travers les défilés des montagnes, leurs bandes militaires, sous des beys, s’infiltrèrent dans les bassins fertiles ; leurs lieutenans s’y taillèrent des domaines, convertirent autour d’eux quelques notables indigènes et, par ces garnisons très dispersées, non sans des luttes qui restèrent presque toujours des incidens locaux, maintinrent la domination turque pendant quatre siècles. Parfois, les Ottomans voulurent aller plus loin, déboucher dans les plaines de l’Europe centrale
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Henri Lorin Les Chemins de fer balkaniques

Mais les Turcs ne se sont pas arrêtés au bord de la Méditerranée ; plus d’un siècle avant la prise de Constantinople, ils envoient des armées dans la péninsule, à la conquête de l’Occident. Des batailles épiques les mettent alors aux prises avec les Slaves des Balkans ; les Serbes défendent pas à pas leurs bassins et leurs forêts, boulevard de la chrétienté ; les Valois de France envoient à leurs chefs des ambassadeurs qui passent, malgré les aventures d’un pareil voyage, par les ports de l’Adriatique.
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A l’Ouest, en bordure de l’Adriatique, la péninsule des Balkans porte les plissemens méridionaux des Alpes ; au Nord, elle s’arrête à la chaîne des Balkans proprement dits, dont l’arc, symétrique de celui des Carpathes, encercle les terrasses valaques et la vallée du bas Danube ; c’est là un ancien golfe de la Mer-Noire, peu à peu comblé par les alluvions du grand fleuve et de ses affluens.
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