Résumé

N Seulesco La question d'Orient et la France… (1887)

La Russie, qui a perdu l'amitié des Grecs, Roumains et Serbes sitôt que ses projets ont été dévoilés, aujourd'hui, par sa manière de se comporter avec les Bulgares, indigne tous les hommes de coeur et sent que cette fois-ci elle a perdu jusqu'à la dernière parcelle de confiance et de sympathie qu'on lui gardait encore en Orient.
Toutes les fois qu'on parle de la Russie il faut faire une distinction. Il n'y a que le Tsar, la diplomatie et quelques organes moscovites qui soient hostiles à la Bulgarie et qui poussent à des actes inavouables dans la péninsule balkanique.
Source : Gallica

N Seulesco La question d'Orient et la France… (1887)

Des personnes peu au courant de ce qui se passe en Orient déplorent les embarras fréquents dans lesquels se trouve l'Europe à cause des petites nationalités balkaniques, sans se rendre compte, que si les grandes puissances voisines ne poursuivaient pas des projets inavouables et que si l'Europe ne voulait à tout prix jouer le rôle de providence, la question d'Orient trouverait sa solution, de la manière la plus simple et la plus pratique, par l'Union des petites nationalités. Tout ce que les peuples balkaniques demandent c'est qu'on les laisse faire.
Source : Gallica

N Seulesco La question d'Orient et la France… (1887)

Aujourd'hui la France a une situation telle, en vertu de ses traditions historiques, de ses idées de gouvernement et de son état républicain, qu'elle pourrait prendre une position nette, claire ; elle seule parmi les grandes puissances n'a pas des intérêts égoïstes à sauvegarder en Orient; la France seule pourrait faire prévaloir les idées de justice et d'humanité ; par sa voix seule les intérêts de la civilisation et du progrès pourraient être exprimés.
Le quiétisme en politique n'a jamais profité à une grande nation.
Source : Gallica

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