Résumé

Armand Lévy La question d'Orient et les périls extérieurs de la République… (1883)

Mais si la Roumanie n'est pas plus que ne le fut l'Egypte à l'abri d'une coercition, car, en sa qualité de sentinelle du Danube, elle donne ombrage à certaines puissances, comme en donnait à d'autres l'Egypte en sa qualité de gardienne du Canal de Suez, du moins ne pourrat-on accuser ni son manque d'organisation, ni le désordre de ses finances et l'intérêt de créanciers étrangers, ni l'inaptitude de ses habitants à se gouverner. Ce que la Roumanie est devenue en vingt-cinq ans est une sorte de miracle politique.
Source : Gallica

Armand Lévy La question d'Orient et les périls extérieurs de la République… (1883)

La conquête de la Tunisie, dans laquelle quelques-uns de nos hommes d'État, imitateurs des ministres de la monarchie du Juillet, ont cherché un alibi diplomatique et militaire qui fît illusion sur la nullité de notre politique extérieure, loin de nous procurer une force, nous serait un embarras; car elle nous aliènerait durablement l'Italie, de même que la conquête de l'Algérie nous fut pendant vingt ans une cause d'impuissance, car elle nous avait aliéné l'Angleterre, et elle nous enlevait jusqu'au droit de protester contre les conquêtes d'autrui.
Source : Gallica

Armand Lévy La question d'Orient et les périls extérieurs de la République… (1883)

Plus les pays slaves du Sud seront unis et moins ils seront à la discrétion de la Russie et de l'Autriche. Plus la Grèce et la Roumanie seront fortes, plus la France et l'Occident auront de sécurité. Or, il y a encore autant de Roumains et de Grecs séparés de la mère-patrie qu'il y en a présentement dans le giron de cette mère-patrie.
Source : Gallica

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