François Cuneo d'Ornano

Résumé

François Cuneo d'Ornano L'Europe et Napoléon III (1858)

L'Espagne, qui termine l'Europe au midi et à l'ouest, est, comme Naples, isolée dans son pourtour, et ne peut jouer un rôle politique qui puisse en imposer à l'Europe. Ses révolutions intimes se font, chez elle, sans tambour ni trompette. Tout s'y opère en famille, sans recourir ni à l'or, ni aux soldats, ni au concours forcé de son puissant voisin. La France sera toujours une amie pour l'Espagne, plutôt qu'une ennemie.
Source : Gallica

François Cuneo d'Ornano L'Europe et Napoléon III (1858)

Les vieux boyards et le peuple s'élanceront dans la voie nouvelle, et l'avenir trouvera en la Russie une puissance qui, aussi riche que formidable, pèsera de toute la force de son ascendant sur les résolutions européennes. Les deux empereurs du Midi, et du Nord doivent se tendre une main amie, parce que là où se trouve la force naît l'ambition, et, de celle-ci ainsi contre-balancée, la paix peut être assurée sur les surfaces qui les séparent. Ainsi la seule crainte que Napoléon III doit concevoir de son émule Alexandre II est dans l'Orient, d'où le Russe peut frapper l'Occident et la France.
Source : Gallica

François Cuneo d'Ornano L'Europe et Napoléon III (1858)

Aussi, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, doit-elle se créer un système politique et conservateur qui puisse faire face à toutes les éventualités, et louvoyer, comme un navire sur une mer orageuse et inconnue, au milieu des commotions de l'Europe. L'Angleterre marche hardiment et astucieusement à l'empire du commerce, et à profiter, dans son intérêt particulier, de toutes les désunions, de toutes les révolutions, de toutes les émeutes, qui bouleversent où déciment le monde.
Source : Gallica

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