Traité de Berlin (1878)

Définition et enjeux

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Revue des Deux Mondes

Que peut y l’aire le traité de Berlin ? Un traité n’est qu’un morceau de papier, c’est-à-dire la plus fragile des barrières, s’il n’y a pas derrière lui des forces susceptibles d’en assurer le respect. Or, toutes les forces se sont modifiées dans les Balkans depuis trente ans. On a rappelé dans la presse qu’en clôturant, en 1878, les travaux du Congrès de Berlin, le prince de Bismarck avait exprimé « le ferme espoir que l’entente de l’Europe, avec l’aide de Dieu, resterait durable, » en quoi on disait qu’il s’était trompé.
Source : Wikisource

Adolphe Du Chastel Les Evènements d'Orient et le Congrès de Berlin de 1878… (1908)

Les peuples sont comme les hommes; pour vivre en paix, il faut se faire de mutuelles concessions. Le grand mérite de la Russie à Berlin a été de s'incliner devant ces nécessités. Il reste à voir si la Turquie saura se plier aux exigences de l'Europe. En attendant, le traité de Berlin lui a conservé, dans ses nouvelles limites, les avantages du droit public. Il a été convenu, d'un assentiment unanime, que le Sultan, comme membre du corps politique de l'Europe, devait conserver des droits souverains sur une partie de la péninsule des Balkans.
Source : Gallica

Adolphe Du Chastel Les Evènements d'Orient et le Congrès de Berlin de 1878… (1908)

Elle laisse bien des questions sans solution et elle est loin de satisfaire tous les intéressés; mais elle concilie, dans la mesure du possible, des intérêts divergents. Ni Bulgares, ni Serbes, ni Monténégrins, ni Grecs n'ont obtenu ce qu'ils demandaient; toutefois, dans l'organisation que leur a donné le traité de Berlin
et dans la voie politique qu'il leur a indiquée, tous trouveront des éléments qui leur permettront de constituer leur nationalité.
Source : Gallica

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