Edouard Drouyn de Lhuys

Résumé

Edouard Drouyn de Lhuys Documents pour l'histoire contemporaine… (1871)

La France a-t-elle à regretter que l'artillerie ait agi avec une sage modération, et n'ait pas tout sacrifié à la vaine et dangereuse satisfaction de donner plus vite à l'armée une arme imparfaitement étudiée? Quand il s'agit d'une dépense de plus de cent millions, le temps employé à de sérieux travaux n'est assurément pas un temps perdu, et ce sera l'honneur du service de l'artillerie d'avoir, malgré d'aveugles clameurs, patiemment étudié l'arme qui sera le fusil de l'avenir.
Source : Gallica

Edouard Drouyn de Lhuys Documents pour l'histoire contemporaine… (1871)

La politique de la France est guidée par un désir manifeste de maintenir avec la Prusse des relations amicales. Pour que la continuation de cette politique soit possible, pour que le gouvernement impérial puisse la faire accepter par l'opinion publique, il faut que l'alliance des deux nations repose sur leur situation réciproque n'impliquant, pour aucune d'elles, ni préjudice ni menace. Or, il serait inutile de dissimuler que les transformations qui s'accomplissent en Allemagne, modifient sensiblement l'équilibre des forces dans lequel la France a trouvé, depuis 1815, sa seule sécurité.
Source : Gallica

Edouard Drouyn de Lhuys Documents pour l'histoire contemporaine… (1871)

L'Europe verrait avec satisfaction les occasions d'un conflit entre deux grands peuples définitivement éloignées, grâce à un établissement conçu dans l'esprit même qui a présidé à l'organisation de la Suisse moderne et de la Belgique.
" Le nouvel État trouverait dans l'homogénéité des populations de la Prusse, de la Hesse et de la Bavière rhénane, dans l'unité du territoire, dans le nombre et la richesse des habitants, d'excellentes conditions de vitalité, tandis que la neutralité perpétuelle, garantie par les puissances limitrophes, le mettrait à l'abri de tout danger extérieur.
Source : Gallica

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