Julien Roveyre

Résumé

Julien Roveyre Revue des Deux Mondes

C’est à la France que les Rhénans doivent leur émancipation matérielle et morale. C’est la Révolution qui les a organisés ; c’est l’Empire qui a développé leur commerce, qui leur a apporté le Code civil et les libertés du citoyen. A cet éloge de la France s’oppose l’affirmation que les Rhénans ne sont pas Allemands, qu’ils ne partagent nullement les sentimens germaniques, que les habitans de la rive gauche ne se marient pas de l’autre côté du fleuve et qu’ils n’y envoient pas leurs enfans. Ils ne sont de cœur ni Hessois, ni Bavarois, ni Prussiens
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Julien Roveyre Revue des Deux Mondes

Napoléon III a du génie ; il est l’égal de son oncle et de Jules César, le plus profond politique de son temps, un économiste remarquable, un général hors ligne, enfin un héros complet. Souverain moderne, il donne à l’Italie l’indépendance et bat le tsar ami de la Prusse réactionnaire ; il est le soldat de la révolution et en même temps le ministre des volontés divines : « L’homme providentiel qui gouverne la France, écrit Mansfeld, a une mission tracée qu’il lui sera donné de remplir. Tout, en effet, dans sa vie, nous montre le mortel prédestiné. »
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Pourtant chacune de celles-ci, avant tout, est dirigée contre Berlin et la monarchie des Hohenzollern. Que dans l’amour que l’on témoigne à la cause allemande il entre, selon les circonstances, quelque parcelle de sincérité, voilà qui n’est pas dénué de vraisemblance, mais cet amour n’a jamais que la valeur d’un élément accessoire : la haine de la Prusse, toujours, est le sentiment qui domine.
Catholiques et démocrates s’entendent merveilleusement pour la même œuvre de libération. Ils ont le même programme, en somme, celui que présentent les libéraux à Francfort.
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