Résumé

L'Alliance franco-russe et la Turquie… (1872)

Tout le monde connaît la politique traditionnelle de la Russie. A l'est, étendre ses limites du côté de l'Asie jusqu'à l'extrême Orient et au golfe du Bengale; à l'ouest, subjuguer les Principautés danubiennes, la Servie, la Bulgarie, la Thessalie jusqu'à l'archipel, et faire de Constantinople la capitale de ce vaste empire : c'est là l'objectif du gouvernement de Saint-Pétersbourg.
Source : Gallica

L'Alliance franco-russe et la Turquie… (1872)

Depuis quelque temps, tous les journaux de l'Europe ne nous entretiennent que d'un projet d'alliance de la France avec la Russie. Ces bruits s'accréditent de plus en plus, et semblent répondre à quelque fait ou réel ou probable. Cependant, pour quiconque a le sentiment et l'intelligence des intérêts de ces deux nations, une pareille alliance ne paraît pas possible ; car, pour qu'une alliance soit possible, il faut qu'il y ait communauté d'intérêts entre les États qui la contractent
Source : Gallica

L'Alliance franco-russe et la Turquie… (1872)

Encore une fois, la France ne peut contracter d'alliance avec la Russie, et elle ne doit attendre que du temps l'occasion de faire valoir ses griefs contre les nouvelles annexions allemandes.
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Il n'en serait pas ainsi de l'alliance que contracterait l'Empire germanique avec l'Autriche, la Turquie et l'Angleterre, dans l'hypothèse d'une alliance francorusse. Car d'un côté tous auraient à combattre un ennemi commun dont les succès seraient la ruine de tous, et de l'autre les avantages que recueillerait un de ces États ne pourrait porter aucune atteinte à la puissance des autres.
Source : Gallica

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