Résumé

Charles de Lambertie Maïna, ou Une jeune Malabare ; suivi des nouvelles Elzire… (1863)

Un siège de mousse autour de cette table champêtre m'était plus agréable qu'une place aux banquets des rois. Un sourire avait plus d'attraits pour moi, que les discours raffinés d'une cour. Avez-vous éprouvé, Léonore, combien il est doux de dire je t'aime, avec la pensée que vous n'êtes entendue que par le silence ? savez-vous quels charmes on éprouve à servir lorsqu'aucune loi ne vous en fait encore un devoir ? 0 première promenade de l'amour ! il faut que ton souvenir soit bien puissant, puisqu'après tant de jours passés dans les larmes, mes yeux en retrouvent encore pour pleurer !
Source : Gallica

Charles de Lambertie Maïna, ou Une jeune Malabare ; suivi des nouvelles Elzire… (1863)

Cependant, durant ces recherches, je ne cessais d'admirer la ville de Mélinde. Ses maisons sont bâties en pierre et à plusieurs étages. Les plateformes et les terrasses qui couronnent ses toits, donnent à ses rues un air d'élégance et de propreté que je n'avais remarqué que dans quelques villes des Indes. Rien n'est aussi plus animé que l'aspect de ses promenades publiques. Elles sont sans-cesse remplies d'une foule d'Arabes, de Persans, de Turcs, de mulâtres, d'Abyssins, de Cafres et d'Indiens, dont la diversités des costumes flatte agréablement la vue.
Source : Gallica

Charles de Lambertie Maïna, ou Une jeune Malabare ; suivi des nouvelles Elzire… (1863)

PRÉFACE DE MAÏNA.
Rien n'est plus propre a décourager un jeune poète que de voir l'avilissement où est tombée aujourd'hui la poésie. L'étiquette sociale et lavanité de fortune ont tellement affaibli l'esprit poétique en France, qu'on semble avoir de l'antipathie pour toutes les fictions grandes et animées, pour toutes les images qui peuvent contribuer à élever l'âme au-dessus de notre sphère.
Source : Gallica

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