Bâton pastoral

Définition et enjeux

François-Fortuné Fernand-Michel,  Histoire philosophique et anecdotique du bâton depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours… (1873)

“ Pas plus que le sceptre , la crosse était donc primitivement un bâton purement symbolique . Les évêques s' en servaient même au besoin comme arme de guerre .
On sait que sous la première race de nos rois les prélats ainsi que les abbés suivaient les armées et menaient leurs vassaux sous leurs bannières . C' était du reste pour eux une obligation .
Dans les siècles suivants , cette obligation cessa , mais
ceux qui avaient l' humeur batailleuse allaient quand même à la guerre , armés de leur bâton pastoral .
”
Source : Gallica

Paul Geslin de Kersolon,  Le bâton perdu (1876)

“ Le souvenir de ce prodige s'est conservé, dit un des biographes de notre saint, dans la ville d'Else, qui se convertit, à cette occasion, presque entière, et où, plus tard, une église fut bâtie en l'honneur de saint Martial.
Chacun sait que, parmi les ornements sacrés à l'usage des évêques, se trouve un objet en cuivre ou en argent doré, avec la tête recourbée, et que l'on appelle crosse ou bâton pastoral.
”
Source : Gallica

Albert-Joseph Devoisins,  Histoire de Notre-Dame du Désert… (1901)

“ A Home le bâton des consuls était en ivoire, celui des questeurs était en or.: le cep des centurions était aussi une variété de bâton. Le bâton d'abbé en potence le Tau était la forme primitive du bâton pastoral. Après le XIe siècle les évêques d'occident adoptèrent la crosse actuelle. Les confréries de charité, analogues dans leur objet aux collegia tenuiorum de Home sont aussi des confréries répandues dans les diocèses de Sécz, Evrcux, Rouen et Lisieux qui ont conservé les pit¬
toresques costumes du XIIIe et du XIVe siècle
”
Source : Gallica

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