Alfred Droin, Revue des Deux Mondes
“ Un frère franciscain, sous les murs du couvent, Déchire les sillons, et, depuis l’aube, ahane. Sans relever le front vers l’or souple et vivant Des genêts caressés par l’heure diaphane. Travail et pureté : tout le bonheur est là ! Sur les tilleuls sacrés et les herbes flexibles, La jeunesse du jour fait briller son éclat : La vie est embaumée à des lys invisibles. Tout le bonheur est là, dans ces champs, dans ces bois. Auprès de ces rochers ornés de vertes franges, Dans ces prés où l’encens vient s’égarer parfois, Quand la brise a frôlé la chapelle des Anges. ”
