Alfred Droin

Élements biographiques

Alfred Droin,  Revue des Deux Mondes

“ Un frère franciscain, sous les murs du couvent,
Déchire les sillons, et, depuis l’aube, ahane.
Sans relever le front vers l’or souple et vivant
Des genêts caressés par l’heure diaphane.
Travail et pureté : tout le bonheur est là !
Sur les tilleuls sacrés et les herbes flexibles,
La jeunesse du jour fait briller son éclat :
La vie est embaumée à des lys invisibles.
Tout le bonheur est là, dans ces champs, dans ces bois.
Auprès de ces rochers ornés de vertes franges,
Dans ces prés où l’encens vient s’égarer parfois,
Quand la brise a frôlé la chapelle des Anges.
”
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Alfred Droin,  Revue des Deux Mondes

“ Tes maisons à pignons, si roses et si vieilles,
Ton hôtel communal et son balcon à jour,
Sa loggia robuste aux fragiles merveilles,
M’inspirent un égal amour.
Et ce qui pour jamais hantera ma pensée,
C’est, sous un ciel de cendre et d’argent à la fois,
La lente ascension d’une lune irisée,
Par-delà les peupliers droits ;
C’est le profil guerrier, dominant l’ombre noire,
O perle de l’Alsace, ô féerique cité.
”
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Alfred Droin,  Revue des Deux Mondes

“ La trace de ton pied, sur le sable des plages,
S’efface au vent léger qui la touche de l’aile :
Chaque seconde rend l’empreinte moins fidèle,
Et la vague bientôt la recouvre d’herbages.
Les chevaux de la mer aux crinières sauvages
Apaisent devant toi leur fougueuse querelle :
La trace de ton pied, sur le sable des plages,
S’efface au vent léger qui la touche de l’aile.
”
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