Résumé

L'incendie du 22 Août 1845 : poème en trois chants (1845)

Déjà le blond Phébus, d'un éclat radieux, Précipitant son cours vers l'occident en feux, Dans une autre hémisphère allait porter la vie, Quand d'effroyables cris , un horrible incendie, Ont rempli de terreur le paisible ouvrier.
Mais la terreur est courte, il est là le premier : Car on le voit toujours au milieu des alarmes ; La patrie en danger, on le voit sous les armes, Et, le jour du péril, brave, fort et puissant, Pour le salut commun il meurt en combattant.
Source : Gallica

L'incendie du 22 Août 1845 : poème en trois chants (1845)

Vous voilà maintenant sans voix et sans chaleur, Victimes du devoir ! frappés dans nos murailles, Citoyens courageux, voyez notre douleur ; Toute la ville en deuil marche à vos funérailles, Paye à votre mémoire un tribut de douleur.
Du séjour radieux où l'Eternel réside, Ombres chères, voyez cet immense concours !
La froide vanité, l'ambition perfide, N'y traîne point la pompe et le faste des cours : C'est un peuple éperdu qui vous donne des larmes.
Source : Gallica

L'incendie du 22 Août 1845 : poème en trois chants (1845)

Courageux citoyens dont l'intrépide ardeur Du terrible volcan a calmé la fureur, Vous êtes là debout, dominant l'incendie, Et chassant le repos , livrés à l'insomnie, D'un accueil fraternel en vous serrant la main, Vous redites encore : « A demain ! à demain ! »
Oh! demain c'est la grande chose.
Hé quoi ! demain sera-t-il fait ?
L'homme aujourd'hui sème la cause, Demain Dieu fait mourir l'effet.
Non, que l'on soit puissant, que l'on rie ou l'on pleure,
Nul ne te fait parler, nul ne peut avant l'heure Ouvrir ta froide main, 0 fantôme muet !
Source : Gallica

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