Résumé

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Réponses aux articles du "Moniteur" et à un pamphlet du 2e adjoint du maire de Saumur… (1820)

Si je m'exprime avec plus de chaleur sur ce point que sur les autres , c'est que je vois très bien où le Moniteur veut en venir. Il ne s'agit plus de moi; il s'agit d'un nombre quelconque de citoyens de Saumur, sur lesquels le Moniteur veut faire planer des soupçons infâmes., en peignant les résultats, peut être controuvés, sûrement accidentels, d'une défense légitime, comme des attaques meurtrières sans excuse et sans motif. Ce but, le Moniteur ne l'atteindra pas. Les faits sont connus de tous le monde. Des milliers de personnes en ont été témoins.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Réponses aux articles du "Moniteur" et à un pamphlet du 2e adjoint du maire de Saumur… (1820)

Les militaires qui ont poursuivi dans les rues de Paris des députés se sont constitués des janissaires, et ils sont impunis comme les premiers. Les militaires qui ont voulu forcer un voyageur paisible à la fuite se sont constitues des janissaires; mais ai-je dit que ces janissaires composaient des corps entiers de l'armée française ? j'ai dit qu'ils étaient privilégiés. Certes, l'impunité est un privilége et ils en jouissent.
Je relève cette imputation du Moniteur, parce que l'intention en est visible. On voudrait semer la dissension entre les citoyens et l'armée.
Source : Gallica

Portrait de Benjamin Constant Benjamin Constant Réponses aux articles du "Moniteur" et à un pamphlet du 2e adjoint du maire de Saumur… (1820)

Le sous-préfet se rendait avec la gendarmerie et le maire, pour dissiper l'attroupement et rétablir la tranquillité. Ainsi, les magistrats luttaient; le sous-préfet marchait; l'attroupement n'était pas dissipé, ni la tranquillité rétablie. C'est dans ce moment que, chemin faisant , M. le Sous-Préfet fait arrêter un individu qui criait aux armes. Mais cet individu n'était certainement pas du nombre des officiers auteurs de ces troubles et qui voulaient forcer la maison. Le cri qu'il poussait ne pouvait-il pas avoir pour but d'appeler les citoyens au secours des magistrats?
Source : Gallica

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