Résumé

P. Godard Premier appel aux sifflets, ou Petit rapport au public sur le grand M. B. Constant… (1821)

Le délire est une affection trop douce pour le héros et le trompette du parti. Semblable à ce chef des anges de ténèbres que Milton nous représente , le front sillonné par la foudre , brisé par ses atteintes, et relevant du fond de l'abîme sa tête audacieuse pour insulter encore aux principes éternels , au Dieu qui fut leur père; il blasphême contre eux et contre lui. En vain la vérité, se faisant jour à travers la triple enveloppe d'airain qui défendait contre elle le coeur de Satan, pénètre au coeur de Benjamin Constant ; elle l'écrase de son poids , ses yeux se troublent
Source : Gallica

P. Godard Premier appel aux sifflets, ou Petit rapport au public sur le grand M. B. Constant… (1821)

«Mais, Monsieur, ce n'est pas cela. Je suis fâché de dire qu'ils mêlaient à ces cris , celui de vive le Roi, » Ah ! voilà le grand mot lâché. C'est ce cri de vive le Roi qui vous a blessé le tympan ? En effet , je commence à concevoir que vous ayez pu craindre pour vos jours. Ce cri d'amour de la part de la nation pour son père , est un coup de poignard dans le coeur de la Faction chaque fois qu'on le prononce avec l'accent Français qui lui est propre, et que vous n'êtes pas né pour sentir.
Source : Gallica

P. Godard Premier appel aux sifflets, ou Petit rapport au public sur le grand M. B. Constant… (1821)

Vous n'avez, hélas ! eu que trop d'occasions de vous convaincre que M. Benjamin n'est français, ni par la naissance , ni par le coeur , ni par le style, ni par la raison. Reprenez donc , seigneur, reprenez dès aujourd'hui, ce sceptre qui fut et qui sera toujours la terreur de ceux qui lui ressemblent ; et si , trop accoutumé à l'indulgence, ou bien, si les yeux encore obscurcis de la poudre qu'il vous y jeta, vous pouviez balancer à vous faire enfin justice, commencez par me siffler moi-même, à charge de finir par lui.
Source : Gallica

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