Résumé

Désolation des prêtres de la Congrégation de Saint-Sulpice après les évènements des 27… (1830)

La porte est enfoncée, Les armes sont à eux : la poudre est enlevée.
Dix mille citoyens, précédés de canons, Sur la Grève rangés forment des bataillons.
Raguse que surprend une pareille audace, Sur ces fiers citoyens à l'instant fait main basse.
L'airain gronde partout. Partout on y répond.
On avance, on recule, on fait siffler le plomb.
Comme on voit les épis tomber sous la faucille, Tels on voit dans les rangs les pères de famille Moissonnés par le fer. Le sang coule; mais rien Ne peut faire fléchir le noble citoyen.
Plus le danger est grand, plus le courage augmente.
Source : Gallica

Désolation des prêtres de la Congrégation de Saint-Sulpice après les évènements des 27… (1830)

Mais ce qui nous surprend, c'est le front, c'est l'audace, C'est l'aveugle fureur de cette populace !
N'ayant le plus souvent pour armes qu'un bâton, Elle vient à nos yeux nous prendre le canon !
Une École, grand Dieu ! qui l'eût jamais pu croire !
Une École en cent lieux dispute la victoire.
On la trouve partout, et partout ces enfans De traits empoisonnés criblent nos régimens !
C'est Vanneau qui commande , et ce chef intrépide Couvre ses citoyens d'une immortelle égide.
Les vieux guerriers charmés de voir tant de valeur, De combattre sous lui se disputent l'honneur.
Source : Gallica

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