Joseph Doucet, Les tentations d'un curé de campagne (1863)
“ Isabelle est là, et je suis tout entier à elle. Ah ! combien sa présence m'a rassuré ! Avant de conter mon court voyage, j'ai besoin de dire combien son aspect, ses manières et sa conversation ont dissipé tous mes doutes et rassuré ma conscience. C'est la veuve chrétienne selon le coeur de Dieu, et d'après la peinture qu'en font les Pères de l'Église. C'est la pureté qui se souvient sans se souiller, la douleur muette, empreinte d'une résignation sublime ; c'est la gravité de la femme, revenue des amours fugitifs de la terre, et qui a contracté mariage devant la mort. ”
