Gillet de La Tessonerie, Le Campagnard comédie
“ LE CAMPAGNARD. Quand on a comme toi l'âme fort querelleuse Et qu'on est, comme moi, d'humeur fort amoureuse, Bien loin de se fâcher contre un vieil serviteur, On endure aisément de sa mauvaise humeur ; [50] Aussi je te pardonne, et, pour ma récompense, Dis-moi fidèlement tout ce que ton cœur pense : Si tu crois que Phénice est pour moi toute en feu, Ou si tu reconnais qu'elle n'en tient qu'un peu Si son esprit te plaît, si tu la tiens adrette, [55] Si Cliton n'a dessein qu'à sa belle cadette, Et si dans mes amours je procède fort mal. ”
