Résumé

Armand Fouquier Mirès et Solar : les procès du jour… (1861)

Qui donc a su l'enchaîner éternellement à son char? Non, c'est une injustice d'imputer à M. Mirés des catastrophes qu'il n'a pas causées. Qu'a-t-il donc recueilli de ces immenses opérations? Quelle est la fortune mystérieuse de cet homme? Ses millions, a-t-on dit, ne se comptent plus. Ils mentiront, ils se cacheront; mais ils ne se comptent pas.
M. Mirés est riche de tout ce qu'il a volé !
Riche! lui ! Voulez-vous connaître sa fortune?
je vais vous la dire, et il porte le défi à tous, à ceux qui se prétendent ses créanciers, à ses ennemis, à ses amis, de lui donner un démenti.
Source : Gallica

Armand Fouquier Mirès et Solar : les procès du jour… (1861)

Est-ce la faute de M. Mirés? L'instruction ne lui a rien demandé. M. Monginot, dans une affaire aussi grave, n'a pas eu la pensée d'examiner plus complètement les livres, et il s'en est tenu seulement et aveuglément aux imputations de M. de Pontalba !
Il n'a pas eu la pensée de se dire : « Il faudrait interroger le gérant. » Sans doute le Juge d'instruction l'interrogera; mais le Juge d'instruction n'est pas, plus que l'avocat, un comptable; magistrats ou avocats, nous ne sommes pas tenus d'avoir les lumières résultant d'une profession dont l'exercice nous est étranger.
Source : Gallica

Armand Fouquier Mirès et Solar : les procès du jour… (1861)

La composition du Conseil de surveillance n'est pas une des moindres habiletés des gérants ; ils avaient choisi des hommes dont le nom, la position, le prestige devaient être pour la Caisse un patronage éclatant ; mais ces membres du Conseil de surveillance s'étaient-ils, eux, bien pénétrés de la gravité de leur mission ? Le capital était fourni par toutes les fortunes ; tes actions s'étaient répandues non seulement dans le monde financier, mais dans les plus humbles familles, leur vigilance devait donc être d'autant plus active, d'autant plus ferme, leur sollicitude plus inquiète.
Source : Gallica

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