Adolphe Crémieux

Résumé

Adolphe Crémieux Défense de Jules Mirès (1861)

M. l'avocat général disait hier que, lorsque les gouvernements favorisent la hausse des effets publics, c'est dans l'intérêt de tous.
Dieu nous garde, Messieurs, de laisser passer cette doctrine ! Il n'y a pas deux morales dans ce monde, une pour le gouvernement, l'autre pour les particuliers. Le gouvernement, s'il fait des cours fictifs à la Bourse, n'est pas plus excusable qu'un banquier. Mais laissons cela, je ne veux pas marcher sur des charbons ardents. Je n'ai voulu que protester. Je ne suis pas ici pour faire le procès au gouvernement, je suis ici pour défendre au procès fait à Mirès.
Source : Gallica

Adolphe Crémieux Défense de Jules Mirès (1861)

Or, s'il vous est impossible de me prouver une première vente de leurs actions, vous ne pouvez pas non plus me déclarer coupable du délit.
Et savez-vous encore pourquoi vous ne pouvez pas prouver que j'ai vendu les titres des clients que vous désignez? Parce que rien ne distingue leurs titres des autres titres. Je n'ai pas vendu leurs titres, tant qu'il y avait dans ma caisse des titres semblables.
Messieurs, il est beau d'avoir de la morale, et de se récrier contre tout ce qui, de prime abord, paraît la blesser; mais, ce que j'ai fait, la loi le permet ; la jurisprudence le consacre.
Source : Gallica

Adolphe Crémieux Défense de Jules Mirès (1861)

Faites vérifier si j'ai gagné deux millions, moi je vous dis, moi je vous prouve que la vente et le rachat n'ont produit aucun bénéfice. Ou déclarez-le comme moi, ou donnezmoi le moyen de le prouver. Une expertise, une expertise ! N'allez pas dire, comme le Tribunal, que vous n'en avez pas besoin pour me déclarer escroc ! voleur !
c'est l'expert, l'expert tout seul qui affirme le bénéfice de 2,500,000 fr. sur les exécutions, de 2,500,000 fr.
sur les ventes des Caisses. Bénéfice sur les exécutions, mensonge! bénéfice sur les Caisses, mensonge !
Source : Gallica

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