Adolphe Crémieux, Défense de Jules Mirès (1861)
“ M. l'avocat général disait hier que, lorsque les gouvernements favorisent la hausse des effets publics, c'est dans l'intérêt de tous. Dieu nous garde, Messieurs, de laisser passer cette doctrine ! Il n'y a pas deux morales dans ce monde, une pour le gouvernement, l'autre pour les particuliers. Le gouvernement, s'il fait des cours fictifs à la Bourse, n'est pas plus excusable qu'un banquier. Mais laissons cela, je ne veux pas marcher sur des charbons ardents. Je n'ai voulu que protester. Je ne suis pas ici pour faire le procès au gouvernement, je suis ici pour défendre au procès fait à Mirès. ”
