Résumé

Alexandre Bret Deux mois de la vie politique de M. de Polignac et des siens… (1830)

Tenez, Monsieur le Vicomte, je vous appellerai tout simplement, comme fait le public, Monsieur de Chateaubriand. Vous laisserez M. de Polignac avec son illustre naissance et sa vie chevaleresque accolé aux grands noms Maupeou et Villèle. Pour vous au moins si vous êtes grand, ce ne sera ni par la foi, ni par des rapprochemens adulateurs, ce sera par vos ouvrages et votre caractère : et je doute que vous ayez rien à envier à personne.
Source : Gallica

Alexandre Bret Deux mois de la vie politique de M. de Polignac et des siens… (1830)

Un homme ordinaire cache ses fautes, ou, ce qui est pis encore , y persiste ; mais un homme de talent les répare, et c'est ce qu'a noblement fait M. de Châteaubriand , depuis le jour où la vérité est venue déssiller ses yeux. Maintenant que la Gazette le calomnie, que le ministère Polignac le déteste , que le Roi lui-même, trompé par son favori, le blâme, que lui importe ? M. de Châteaubriand, en cherchant la vérité, a trouvé des applaudissemens qui sont de nature à le dédommager de toutes ces petites contrariétés : ce sont les applaudissemens de toute la France.
Source : Gallica

Alexandre Bret Deux mois de la vie politique de M. de Polignac et des siens… (1830)

Un souverain qui se laisse tromper une fois, n'est pas facile à abuser une seconde ; mais lorsque pourtant on est parvenu à le faire, ses yeux sont beaucoup plus difficiles à dessiller, surtout quand l'erreur de son esprit provient de la bonté de son coeur. Cependant tent n'est pas perdu, il s'en faut : DIEU PROTÈGELA FRANCE ! Si l'orgueil entraîne M. de Polignac a persister dans ses voies, c'est-àdire à ne pas se retirer ; le sentiment du devoir portera la chambre à persister dans les siennes, c'est-à-dire à refuser le Budget.
Source : Gallica

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