“ La fidélité à un culte qui ne compte plus que quelques milliers d’adeptes n’est donc pas, comme on le croit généralement, l’apanage d’une seule race et d’un seul peuple d’élection ! C’est ainsi que l’histoire des Parsis, en tant que communauté religieuse, peut prendre place dans les Annales du Musée Guimet à côté de la traduction de l’Avesta publiée par le regretté James Darmesteter. En effet, que nous resterait-il des livres sacrés de l’Iran si les réfugiés de l’Inde n’en avaient pas emporté les fragments ? ”
Delphine Menant
Résumé
Les Parsis de Delphine Menant, publiée au XIXe siècle, explore la communauté zoroastrienne en Inde, à Bombay et à Surate, en mettant en lumière ses coutumes religieuses, son organisation sociale et son héritage culturel. L’ouvrage révèle les rites funéraires, le rôle des prêtres, les tensions liées à la caste et la préservation des textes sacrés, tels que l’Avesta.
À travers des descriptions précises des cérémonies et des pratiques, Menant souligne l’originalité des Parsis, dont les traditions, bien que minoritaires, ont façonné l’identité religieuse de l’Inde. L’œuvre, riche en détails ethnographiques, insiste sur leur contribution à la diffusion du Mazdéisme et leur place dans l’histoire spirituelle de l’Iran et de l’Asie.
Citations de Les Parsis (Delphine Menant)
Delphine Menant, Les Parsis (1898)
“ Les Portugais les appelleront Parseos ou Perseos, les Anglais Parsees ou Parsis, les Français Parses. Tel relèvera leurs coutumes étranges pour les funérailles, cet autre leur respect pour le feu et le soin scrupuleux avec lequel ils gardent leurs traditions religieuses. Physiquement, ils se distingueront du reste des Hindous et des Musulmans par leur taille élevée, leur teint plus clair que celui des autres natifs et assez semblable à celui des Espagnols; leurs femmes se recommanderont par leur blancheur et leur beauté. ”
Delphine Menant, Les Parsis (1898)
“ FUNÉRAILLES 231 s'élève à l'écart des autres; elle est carrée : c'est là qu'on porte les corps des condamnés, car les os des criminels ne peuvent être mêlés à ceux du reste de la communauté. Un détail très caractéristique achève de donner un relief étrange à ces édifices si merveilleusement entourés de cyprès, de palmiers et d'arbustes délicats ; quoique dépourvu d'ornements et même de la plus modeste moulure, le parapet de chaque Tour possède un couronnement qui attire et fascine le regard : en guise de motifs décoratifs, se dessine sur le ciel la silhouette de vautours vivants ! ”
