Résumé

Lucien Saulnier . (3 février 1873… (1882)

Lucien tomba un des derniers, le pied gauche et le bras droit traversés par une balle. La nuit était venue, glacée, horrible ; la neige tombait et couvrait d'un immense linceul ce spectacle de mort. Voyant les Prussiens achever quelques malheureux blessés, Lucien n'osa faire aucun mouvement et invitait même un de ses amis,
des zouaves baissa la tête ; mais alors le colonel, de cette voix qui leur faisait affronter la mort, là comme en Italie, s'écria : « Les zouaves ne s'inclinent que devant Dieu, devant le Pape et devant le roi. »
gisant et gémissant à côté de lui, à imiter son exemple.
Source : Gallica

Lucien Saulnier . (3 février 1873… (1882)

Et si l'on s'arrête à comparer pieusement les notes du carnet avec les lettres prises au même jour ; si même on les rapproche, dans leur ensemble, on découvre un nouveau trait, non moins touchant de cet amour filial devenu un culte : Lucien fut souvent souffrant, les notes en font foi ; les lettres ne le disent jamais ! La souffrance, le pauvre enfant la gardait pour lui seul, et il cherchait dans son cœur, avec des paroles d'espérance et de joyeux élans, un sourire pour sa mère.
Source : Gallica

Lucien Saulnier . (3 février 1873… (1882)

L'élan fut irrésistible ; attaqués à la baïonnette dans le petit bois où ils s'étaient retranchés, les Prussiens, épouvantés, s'enfuirent en poussant des cris de bêtes féroces : mais audelà du bois ils purent compter leurs assaillants et revinrent à la charge plus nombreux que jamais : les zouaves, n'étant pas soutenus, durent reculer ; ils le firent pas à pas, sans cesser le feu, malgré la grêle de balles que l'ennemi faisait pleuvoir sur eux ; les deux tiers de la petite troupe restèrent sur le champ de bataille, mais l'armée et l'artillerie étaient sauvées.
Source : Gallica

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