Résumé

F. de Corcelle Administration financière des États-Unis

L’atelier américain est assurément celui qui paraît offrir le plus de facilités à la conciliation des intérêts les plus divers. Cependant n’oublions pas que les États-Unis ont eu leur temps d’oppression, leurs grands seigneurs terriens, leur papier-monnaie, leur maximum, leur dette, leurs douanes protectrices, et qu’affligés encore de leur plaie la plus fâcheuse, l’esclavage des noirs, l’étendue de leurs bonnes terres non cultivées ne les a pas empêchés d’éprouver toutes sortes de tribulations dont ils se sont tirés avec une honorable persévérance.
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F. de Corcelle Administration financière des États-Unis

D’autres, confians dans la nature perfectible de l’humanité, la prudente souplesse de ses résolutions et ses destinées à venir, croient que l’intelligence a droit, comme l’économie et le travail, à des parts inégales, sans lesquelles toute production s’arrêterait dans une barbare inertie ; ils considèrent qu’une immense partie du sol n’est pas cultivée ou l’est fort mal, que l’art des assolemens est dans l’enfance, que le crédit ne s’est jamais dirigé vers la principale industrie, l’agriculture, et que l’instruction la plus nécessaire n’est encore arrivée qu’à la petite minorité du pays.
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F. de Corcelle Administration financière des États-Unis

Qu’y a-t-il de vraiment remarquable dans le système financier des États-Unis ? L’extinction de leur dette et l’absence de tout impôt sur les produits de l’agriculture. Ajoutez que la production elle-même en tous les genres n’y est qu’indirectement imposée et toujours également pour toutes les industries, puisque leur loi de douane, source abondante des neuf dixièmes du revenu fédéral, a cessé, grace au bon sens du congrès américain, de protéger les fabriques aux dépens de la masse des consommateurs.
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