Fenimore Cooper

Résumé

Fenimore Cooper Revue des Deux Mondes

Une nation, en temps de paix, est maîtresse de ses dépenses civiles ordinaires, tandis que celles que nécessite l’état de guerre dépendent de la politique des autres puissances, et c’est précisément les dépenses de paix qui peuvent servir à constater le caractère économique d’un gouvernement, car celles-ci seulement sont soumises à sa volonté. L’assertion qu’en temps de guerre la dépense des États-Unis est doublée, est vague et sans valeur, puisqu’une guerre coûte plus qu’une autre.
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Fenimore Cooper Revue des Deux Mondes

Si le sentiment ordinaire de l’Europe à l’égard de la nouveauté de notre démocratie est vrai, l’Amérique fait maintenant deux grandes expériences à-la-fois, celle de la démocratie elle-même dans de grandes communautés, et celle de la réunion intime de plusieurs communautés en une seule. Si l’Union américaine devait se dissoudre demain, cela ne prouverait rien contre la démocratie, car la révolution de 1776 a suffisamment montré qu’une aristocratie ne pourrait pas conserver un pays si étendu, et celles du Mexique et de l’Amérique du sud ont prouvé qu’une monarchie est également insuffisante.
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Fenimore Cooper Revue des Deux Mondes

Si une bonne administration produisait un revenu supérieur aux besoins, après l’acquittement de la dette, l’excédant pourrait être appliqué au même emploi. Il n’y a rien de visionnaire à supposer, dans de telles circonstances, avec l’accroissement de la population et de la richesse publique, que dans vingt ans on pourrait avoir un fonds dont le revenu, réuni à la vente des terres, pourrait faire face à toutes les dépenses de la nation. Alors le citoyen de New-York ne sera plus forcé de rien payer pour le gouvernement, si ce n’est les charges de ville.
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