Résumé

Paul-Jean Garbouleau Des Finances et de l'équilibre des budgets… (1868)

Quant à l'emprunt, c'est sans doute le moyen le plus commode de rétablir l'équilibre dans les budgets de l'Etat; mais précisément sa commodité constitue un danger, en ce que l'on a tout naturellement trop de tendance à l'employer. Il présente de plus inconvénient d'engager indéfiniment l'avenir (n'oublions pas que nous ne nous occupons en ce moment que des emprunts de l'Etat) . Quoi qu'il en soit, et à raison de sa commodité même, c'est celui auquel on a recours en définitive, et, quand le déficit est béant, on le comble à l'aide de l'emprunt.
Source : Gallica

Paul-Jean Garbouleau Des Finances et de l'équilibre des budgets… (1868)

C'est un genre d'emprunt particulier que nous proposons pour faire face aux dépenses d'une utilité permanente ; c'est un emprunt à long terme, faisant une juste répartition entre la génération présente et la génération à venir, emprunt remboursable à l'aide de l'amortissement, agent d'une très-grande puissance, dont le rôle est trop méconnu de nos jours et qu'il importe de rétablir dans sa véritable valeur.
L'amortissement, qui est un moyen de reconstituer un capital par l'épargne et la capitalisation des intérêts de ces épargnes, a eu des fortunes bien diverses.
Source : Gallica

Paul-Jean Garbouleau Des Finances et de l'équilibre des budgets… (1868)

Or, qu'une génération doive payer les dépenses dont elle profite seule, en ce sens que leur utilité disparaîtra avec cette même génération, rien de plus juste; mais mettre à la charge d'une seule génération, payer avec ses deniers tous ces grands travaux publics dont la situation économique de la France demande la création simultanée en ce moment, est une criante injustice, car le résultat de ce système peut se traduire par ces mots : écraser le présent dans l'intérêt de l'avenir.
Source : Gallica

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