Résumé

Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Le Catholicisme aux États-Unis

Il y a des choses qui ne se font pas deux fois et dont la signification même s’userait à se répéter. A plus forte raison, si jamais un nouveau Congrès des religions se rassemble, ne sera-ce pas en Europe, ou du moins l’Eglise catholique n’y participera-t-elle pas. Ni en Italie, ni en Allemagne, ni en France les conditions locales du catholicisme ne sont ce qu’elles sont en Amérique, aux Etats-Unis, ou, pour mieux dire peut-être, ce qu’elles y étaient il y a six ans seulement.
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Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Le Catholicisme aux États-Unis

Car le catholique peut être heureux de ce progrès du catholicisme aux États-Unis ; il en peut être fier ; il n’en est pas autrement étonné : aucun progrès de sa religion ne saurait passer l’ambition de ses espérances. Mais pour les autres, pour tous les autres, pour les indifférens, pour les libres penseurs, qu’une doctrine tant attaquée naguère, par des moyens qu’on eût crus si puissans, de tant de côtés, et à la fois ; par des ennemis qui tous, ou presque tous, avaient autant d’intérêt qu’ils mettaient d’acharnement à la dénaturer et à l’anéantir
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Portrait de F. Brunetière F. Brunetière Le Catholicisme aux États-Unis

S’il est intéressant d’avoir vu les débuts du catholicisme en Amérique liés à ceux de la tolérance, il ne l’est pas moins pour nous d’en voir les premiers progrès liés à l’action de la France ; — et aux conséquences de la Révolution. Compensation de la Providence ou ironie de l’histoire, c’est notre Constitution civile du clergé dont l’application devait être l’origine de la renaissance du catholicisme en Angleterre et de sa diffusion aux Etats-Unis. Les catholiques américains manquaient surtout de prêtres, et le peu qu’ils en avaient manquait de science.
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