Paul Fournier, Le roman de Paris : d'après les documents et renseignements fournis par Victorien Sardou… (1909)
“ Le vieillard fronça le sourcil et considéra longuement le Ligure. — Ton pays, dit-il enfin, est donc bien pauvre pour que tu n'y puisses vivre ? Il ne suffit donc point à tes besoins que tu coures ainsi le monde ? Mais le Ligure releva fièrement la tête : — Mon pays, fit-il, est le plus beau qui soit sous les cieux car c'est le pays de la lumière et du soleil, et ma terre est la plus fertile et la plus féconde qui soit car elle porte des fruits dont vous n'avez nulle idée. Nos moissons couvrent la plaine, si hautes qu'un homme peut s'y abriter ”
