La Voix de Jérusalem (1863)
“ « Si notre libérateur, disait-il avec une grande animation, était venu, ne nous aurait-il pas ramené dans notre patrie? N'aurait-il pas rendu au trône de Salomon sa splendeur? l'ancien temple ne se serait-il pas relevé de ses ruines, en faisant rentrer dans la poussière l'odieuse mosquée d'Omar? En prononçant ces paroles, des larmes coulaient sur ses joues, et nous, en l'entendant, nous nous rappellions ces Juifs exilés à Babylone, pleurant sur les bords de l'Euphrate, et s'écriant, dans leurs chants mélancoliques : « Si nous t'oublions, Jérusalem, que notre droite s'oublie !» ”
