Résumé

Portrait de Édouard Sayous Édouard Sayous,  Les Déistes anglais et le christianisme… (1882)

“ Dieu ne le ferait pas, à plus forte raison. Cette loi est donc assez claire pour que tous les hommes arrivent à-la vérité; elle doit aussi être ajustée à la nature de l'homme, sans quoi elle serait inutile, et Dieu n'en saurait exiger l'accomplissement. Elle a donc dû être, dès l'origine, ce qu'il pouvait y avoir de meilleur; et la meilleure religion, le christianisme, n'a pu être autre chose que cette loi elle-même. Le christianisme, dans son essence religieuse et morale, est donc aussi ancien que le monde : le nom seul du christianisme est récent. ”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Sayous Édouard Sayous,  Les Déistes anglais et le christianisme… (1882)

“ Tous les déistes ont cru à quelque chose, ne fût-ce qu'à des négations ; Hobbes ne croit à rien, ni à l'âme spirituelle et immortelle, ni à une foi personnelle quelconque, ni à la grandeur morale. La puissance que Herbert et ses successeurs confèrent à la raison, Hobbes la confère au prince, chef absolu du corps politique, seul juge de la religion et de la vérité. Peu importe qu'il reconnaisse l'existence de Dieu et une certaine révélation. ”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Sayous Édouard Sayous,  Les Déistes anglais et le christianisme… (1882)

“ Qui osera nier que servir Dieu par contrainte et par intérêt uniquement, ce ne soit un esprit servile et mercenaire? N'est-il pas évident que le vrai culte de l'Etre suprême doit porter sur l'estime ou l'amour? Quelle est l'injure que cela peut faire à la religion? Qu'y a-t-il à craindre pour la doctrine des châtiments et des récompenses à venir, en avouant que le culte fondé par ce motif n'égale pas celui qui est volontaire et que l'inclination accompagne? N'est-il pas certain que le service de la crainte, quelque lâche et bas qu'il soit, est indispensable ”
Source : Gallica

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