Résumé

L'Europe chrétienne en Orient… (1860)

Et voilà que la question d'Orient révèle au monde qui affectait de le méconnaître son véritable caractère. Que tant de grands esprits, pleins de dédain pour tous les intérêts chers à nos pères, se rient de la question religieuse; qu'ils la relèguent parmi les choses du passé, qui sont mortes et qui ne peuvent plus renaître : la question religieuse reparaît en dépit d'eux, et elle a cette puissance singulière de se montrer partout à la fois : elle est en Allemagne, elle est en Suède, elle est en Pologne, elle est en Irlande, elle est surtout en Italie et en Orient.
Source : Gallica

L'Europe chrétienne en Orient… (1860)

Quel accord pourrait être établi entre l'Europe chrétienne et les Musulmans pour le châtiment des Druses et pour la protection des Chrétiens d'Orient, quand tous les témoignages dénoncent la complicité des Musulmans, et quand un témoin rapporte que les horreurs commises par eux, ont en bien des endroits révolté les Druses eux-mêmes (1) ! Je sais que les croyances des uns et des autres sont différentes et sont même tout à fait opposées sur ce qui importe le plus à l'homme, c'est-à-dire sur son libre arbitre et sur l'intervention divine dans les affaires de ce monde
Source : Gallica

L'Europe chrétienne en Orient… (1860)

La révolution est déchaînée, et avant même que ce cri de détresse nous imposât le devoir de jeter au loin une partie de nos forces, l'Europe se demandait chaque jour quel serait le lendemain. Mais une résolution généreuse trouve déjà sa récompense en elle-même dans les résolutions généreuses qu'elle inspire. Voulant combattre les tigres qui désolent l'Asie, nous voudrons museler les tigres qui effrayent l'Europe.
Source : Gallica

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