Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast

Résumé

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Ce que la France avait raison de vouloir dans la question d'Orient… (1841)

A la France il restait LA FRANCE; et, pour tenir et justifier le langage de Médée, notre patrie n'avait besoin que de mesurer d'un coup d'oeil d'aigle sa position et ses ressources.
Les Russes n'étaient point en Asie-mineure ; et, avant qu'un de leurs corps d'armée pût en arriver à franchir le Taurus, la jalousie de l'Angleterre avait le temps de se réveiller contre eux, et de commencer à repousser leur concours dans une opération qu'elle se réservait pour elle-même. L'unique danger sérieux de Méhémet se présentait du côté des rivages.
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Ce que la France avait raison de vouloir dans la question d'Orient… (1841)

Sur le sol de Lacédémone et d'Athènes,— là où les populations helléniques, décimées mais encore compactes, n'avaient point perdu le sentiment de la patrie, — un royaume grec s'est fondé, sous la protection de l'Europe chrétienne. Son existence a fait cesser des guerres affreuses, dont on ne pouvait assigner le terme ; et tout le monde y a gagné, même la Turquie, dispensée par là de prodiguer son sang et son or à la poursuite d'un résultat devenu impossible.
Source : Gallica

Auguste-Prosper-François Guerrier de Dumast Ce que la France avait raison de vouloir dans la question d'Orient… (1841)

Regardez la Syrie, où les populations, fût-ce de la montagne, ne parlent qu'arabe; où presque rien n'a survécu d'antérieur au règne des califes de Damas ; — et dites s'il est possible d'apercevoir autre chose qu'une portion de l'Arabie dans ce pays, qui n'a plus même de nom à lui, et qui, pour le pèlerin prosterné la face vers l'Orient au seuil de la Caaba, est devenu simplement schâm ou la gauche, comme les régions d'Aden et de Moka sont pour lui yémen ou la droite.
Source : Gallica

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