Résumé

Albert Guillon Les maladies de la mémoire, essai sur les hypermnésies (1897)

Et souvent la reconnaissance se faisant mal, un rêve oublié revenant à propos d'une sensation analogue (hypermnésie) , nous ne savons si nous avons affaire à un fait réel ou à un souvenir de rêve. Est-ce vrai, dit-on souvent, ou l'ai-je rêvé? Personnellement, et beaucoup à coup sûr sont dans notre cas, nous possédons un certain nombre de souvenirs dont nous n'avons jamais pu retrouver l'origine : veille ou sommeil, rêve ou réalité? « La mémoire, comme dit Fouillée, a donc ses spectres et ses revenants, qui lui viennent du monde vaporeux des songes (2) . »
Source : Gallica

Albert Guillon Les maladies de la mémoire, essai sur les hypermnésies (1897)

Nous avons voulu seulement faire remarquer que l'alcool est un excitant cérébral, que par suite il augmente la rapidité de la pensée et favorise les associations, mais il n'a pas le pouvoir de guider ces associations dans un sens absolument déterminé. L'excitation continuantilse produit alors de l'hyperidéation : nous reviendrons tout à l'heure sur cette phase. Puis la volonté et l'attention disparaissent laissant à la mémoire et à l'imagination seules le soin de la pensée. L'alcool continuant d'agir, l'excitation cesse, pour faire place à la fatigue, au besoin invincible de sommeil.
Source : Gallica

Albert Guillon Les maladies de la mémoire, essai sur les hypermnésies (1897)

Mais nous avons surtout réservé le nom d'hypermnésie à l'accélération du troisième temps de la mémoire. Cette accélération faisant penser dix, vingt fois plus vite devra, pour que la continuité cérébrale ne s'interrompe pas un instant, puiser dans la réserve des souvenirs. Et, par un mécanisme semblable au précédent, mais fonctionnant beaucoup plus vite, nous aurons obtenu le même effet. L'hypermnésie n'est donc qu'un mode particulier de l'association des idées, avec ou sans rapidité de la pensée.
Source : Gallica

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