Henri-Joseph Dulaurens, Imirce, ou la Fille de la nature (1765)
“ « Cher Xan-Xung, dit Lucrèce, en embrassant encore le mendiant, que ton sort est changé !... que j’ai pensé de fois à toi, mon cher Tranquille !... où sont ces beaux jours où tu me jurais une tendresse éternelle ? J’ai demandé partout de tes nouvelles, personne n’a pu m’apprendre où tu étais... ah ! cher ami... » Lucrèce n’était pas effrayée du triste état de ce malheureux. Je demandai au gueux comment il avait gagné la tendresse de cette jolie fille, dont la décence et la sagesse faisaient notre admiration. « Madame, les bons cœurs sont faits pour s’aimer ». ”
