Madame de Stolz

Résumé

Madame de Stolz La maison roulante (1869)

Il se laisse glisser, ivre de peur, le long de la muraille, et va tomber sur je ne sais quoi dont le poids de son corps fait sortir, avec un bruit qu'il ne reconnaît pas, un nuage de poussière. Où est-il ? le pauvre enfant n'en sait rien, mais il entend le frôlement d'une robe contre la barre de fer du soupirail; Gella s'est arrêtée là, elle appelle, elle écoute, elle parle : « Petit, es-tu là? réponds-moi, dis-moi si tu es là? » Plus mort que vif, Adalbert est muet, il attend même pour respirer que la jeune fille épuisée, haletante, se soit éloignée, perdant peut-être la trace du fugitif.
Source : Gallica

Madame de Stolz La maison roulante (1908)

Notre vieille Rosette est folle de joie, tout le
monde t'aime et te désire. Ah! quel bonheur quand tu seras là, à côté de moi, dans notre Valneige, au milieu de nous tous.
« Ta sœur, CAMILLE. »
Adalbert fut on ne peut pas plus joyeux en lisant cette lettre; mais il se garda bien de la montrer. Il ne fallait pas qu'on sût que sa mère, déguisée en paysanne, le cherchait dans les foires, et sur les indications de quelqu'un. C'eût été trahir le secret de Gella, c'eût été manquer à la parole d'honneur demandée et donnée; or il est impossible de manquer à sa parole sans se déshonorer.
Source : Gallica

Madame de Stolz La maison roulante (1869)

« Eh bien, dit-elle, tu n'as plus peur de moi à présent?
— Oh, non !
— Pourquoi avais-tu peur?
— C'est parce que je ne savais pas trop si vous aviez un cœur, dit naïvement Adalbert. »
Gella, après un grand soupir, répondit : « Ah dame ! dans notre métier, on ne sait guère si l'on en a, ou si l'on n'en a pas. C'est l'état qui veut ça; mais ne crains rien, va! Prenons ce chemin de traverse. Peux-tu marcher vite?
— Oh non ! j'ai trop faim !
— C'est vrai, je n'y pensais plus. Tiens, voilà la moitié de mon pain que j'ai gardée pour toi, mange. »
Source : Gallica

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