Résumé

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault Les mémoires de mon oncle ; Un bachelier de Sorbonne… (1878)

Vous, puisque vous aimez Fidéri, je vous dirai tout. Voilà bientôt la none qui va sonner ; nous suivrons la dernière voiture en retournant à la ferme pour diner, et vous saurez pourquoi je n'ai pas le cœur comme d'usage.
— C'est cela, bonne Flore. Mais regarde-moi, que je te voie sourire un peu, un tout petit peu ; sans cela je m'imaginerais que ce sont de grandes affaires, et je serais tourmenté jusqu'à midi.
Elle me regarda avec une sorte d'étonnement.
— C'est vrai qu'ils valent mieux que les paysans, ces gens-là, comme le dit grand-père, murmurat-elle.
Source : Gallica

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault Les mémoires de mon oncle ; Un bachelier de Sorbonne… (1878)

Je savais encore cela : dirus amor, dulcis amor, cruel amour, doux amour; oui, je savais que Flore se mourait par le cruel amour, et qu'elle avait été dix ans heureuse par le doux amour.
J'interrogeai enfin M. le curé; il me regarda en souriant et me fit une réponse que je trouvai fort belle : « Dieu a créé l'homme à son image, me dit-il ; il y a en l'homme une partie de la beauté et de la bonté de Dieu; l'amour, comme l'amitié; c'est l'instinct qui porte une créature humaine à chercher dans une autre créature cette partie d'elle qui ressemble à Dieu. »
Source : Gallica

Portrait de Charles d' Héricault Charles d' Héricault Les mémoires de mon oncle ; Un bachelier de Sorbonne… (1878)

Fidéri entra avec un sourire inexprimable. Il s'arrêta à quelques pas du lit. Le vieillard revint s'asseoir près de la planche, son fusil posé à côté de lui, comme s'il voulait mettre encore une barrière infranchissable entre sa fille mourante et le fils de ses ennemis.
Le soleil couchant envoyait un de ses rayons d'or pâle sur l'oreiller; la jeune fille paraissait à son
fiancé plus belle qu'elle n'avait jamais été. La lumière donnait un reflet brillant à ses cheveux que Martecheu n'avait pas voulu laisser couper, de crainte que la pauvre Flore ne ressemblât dans son cercueil à un garçon
Source : Gallica

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