Henri Chantavoine

Résumé

Henri Chantavoine Poèmes sincères. Foyer, patrie… (1877)

D'une flamme céleste éclairait son front nu, Et qu'un souffle plus large emplissait sa poitrine, Comme l'enfant chéri de la Muse divine, Il était l'hôte auguste et l'ami bienvenu.
Est-il vrai qu'aujourd'hui les temps sont à la prose, Que la terre est stérile et le monde trop vieux, Et que la Muse en deuil est remontée aux cieux, Effeuillant les débris de sa dernière rose Sur les pâles enfants de ce siècle morose Que ronge tristement l'ennui silencieux?
Source : Gallica

Henri Chantavoine Poèmes sincères. Foyer, patrie… (1877)

Dans le calme des champs, loin du brait de la ville, O Seigneur, j'ai relu votre saint Évangile, Et je me demandais, en lisant, si la croix Allait sauver le monde une seconde fois !
C'est que jamais le monde et jamais la patrie N'ont eu plus grand besoin des paroles de vie,
100 L'ÉVANGILE.
Qui, retrempant les coeurs, sauvent les nations De se laisser surprendre à ces tentations, Vaincre à ce cloute impur dont les folles maximes Exaltent la révolte et poussent aux abîmes; La vieille humanité n'a jamais vers le Ciel Jeté de cri plus sombre et de plus triste appel
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature