Henri Chantavoine, Poèmes sincères. Foyer, patrie… (1877)
“ D'une flamme céleste éclairait son front nu, Et qu'un souffle plus large emplissait sa poitrine, Comme l'enfant chéri de la Muse divine, Il était l'hôte auguste et l'ami bienvenu. Est-il vrai qu'aujourd'hui les temps sont à la prose, Que la terre est stérile et le monde trop vieux, Et que la Muse en deuil est remontée aux cieux, Effeuillant les débris de sa dernière rose Sur les pâles enfants de ce siècle morose Que ronge tristement l'ennui silencieux? ”
