Résumé

Souvenir du 14 juillet 1880. Trois dates… (1880)

La vérité est que, réservée spécialement aux hommes de la cour, à ceux qui les approchaient, aux gens de lettres, la Bastille était une prison aristocratique. Souvent, lorsqu'on en était sorti, on se vantait d'y avoir été. Les pauvres n'y entraient pas : on les envoyait souffrir à Bicêtre.
Chose éternellement digne de respect, d'admiration, de reconnaissance ! au mois de juillet 1789, le peuple manque de pain, et que demande-t-il ? Des armes. Il peut courir à Bicêtre, et quelle forteresse parle-t-il de renverser? La Bastille.
Source : Gallica

Souvenir du 14 juillet 1880. Trois dates… (1880)

Cette seconde journée du 14 juillet, qui n'a coûté ni une goutte de sang, ni une larme, cette journée de la grande fédération, nous espérons qu'aucun de vous ne refusera de se joindre à nous pour la renouveler et la perpétuer comme le, symbole de l'union fraternelle de toutes les parties de la France et de tous les citoyens Français dans la liberté et l'égalité.
Le 14 juillet 1789 est le plus beau jour de toute l'histoire de France et peut-être de toute l'histoire.
Source : Gallica

Souvenir du 14 juillet 1880. Trois dates… (1880)

Mais on n'était encore que dans la cour extérieure, celle du Gouvernement. Restait, pour aborder la Bastille, le second pontlevis à franchir. Le peuple y court avec impétuosité, reçoit une décharge de mousqueterie et recule le long de l'Avenue, teinte de son sang. Telle était la confusion que la plupart ignoraient sous quel intrépide effort les chaînes du premier pont s'étaient rompues ; ils crurent que le gouverneur lui-même avait donné l'ordre de l'abaisser, afin d'attirer la multitude et d'en faire un plus facile carnage.
Source : Gallica

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