Résumé

Sigismond Vainberg Le suffrage universel est la République (1873)

Il est reconnu, et personne ne le niera, que l'individualisme est la base de notre caractère. Donc, pour éviter toute révolution dont nous ne voulons plus, il faut tenir compte de cet élément dans notre organisation politique. L'individualisme a créé la Souveraineté nationale qui n'est autre chose que la collectivité de tous les individus. Elle est la base de nos institutions politiques. La Souveraineté nationale a trouvé son expression dans le Suffrage universel, et sa forme dans le régime Républicain. Le Suffrage universel et la République sont donc complétement identiques.
Source : Gallica

Sigismond Vainberg Le suffrage universel est la République (1873)

La moindre contestation de sa toute-puissance menace de devenir un doute pour sa divinité; et le doute ouvre déjà l'abîme où elle doit s'engloutir. Le culte politique du Déisme royal exige donc une croyance sans réflexion : il s'adresse aux sentiments et non pas à l'intelligence; et malheur à ce culte, quand le peuple commence à raisonner. C'est par son esprit, et non par ses sentiments, que le peuple a détruit la Royauté. Le Déisme politique porte en lui la reconnaissance, ou, pour mieux dire, le respect de la tradition; le Panthéisme, au contraire, nie formellement le passé
Source : Gallica

Sigismond Vainberg Le suffrage universel est la République (1873)

La Nation était formée de corps d'états et non de corps de citoyens, régie par des priviléges et non pas par le droit. La grande et la petite Noblesse, le haut et le bas Clergé, le Tiers-Etat, avec ses nombreuses corporations formaient les éléments qui devaient fleurir sous les rayons d'une Royauté toute-puissante. L'unité nationale, véritable force d'un peuple, disparaissait au milieu des divisions infinies de notre Société.
Source : Gallica

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