G. Félix, S. É. le cardinal Mermillod : vie intime et souvenirs (1892)
“ L'épreuve était dure ! n'avoir pas revu sa mère, n'avoir pas entouré sa couche funèbre, reçu le baiser et la bénédiction suprême, n'avoir pu lui fermer les yeux... Cette circonstance rendit plus intense le chagrin de l'évêque, son âme en fut longtemps déchirée et jamais l'exil ne lui parut plus lourd. Néanmoins, il se soumet à la volonté divine; on sent cette tristesse résignée dans ces mots adressés à un coeur ami : « Je souffre dans l'exil et de l'exil ; mais Dieu fait son oeuvre, épure, fortifie et sanctifie les âmes; c'est le grand but, l'unique terme de tout... Priez pour moi. » ”
