H. de J.

Résumé

H. de J. La France en Allemagne (1838)

C'est dans ce vieux palais que le roi Maximilien, qui fut long-temps connu et aimé en France sous le nom du prince Max vit placer une couronne royale sur son front déjà souverain comme électeur de Bavière : la mémoire de l'excellent roi Maximilien est chère à tous les coeurs bavarois : affable, familier, mais sans trivialité, sans bassesse, humain, généreux, le prince Max est regardé comme le Henri IV de la Bavière; sa statue orne la grande place de Munich, elle est l'objet de la vénération publique; le roi a fait placer ce monument de piété filiale sous les fenêtres de son château
Source : Gallica

H. de J. La France en Allemagne (1838)

Le cénotaphe de l'empereur Joseph est d'une dimension gigantesque; il remplit un caveau entier, et il est en argent, depuis sa base jusqu'à son sommet. Les cendres des souverains de l'Allemagne n'ont pas été livrées aux vents révolutionnaires; la cupidité n'est pas venue inventorier les richesses de la mort; l'impiété n'a point outragé de nobles restes, et les pas d'une populace ivre de démence n'ont jamais troublé, dans le couvent des capucins de Vienne, le royal silence des tombeaux !...
Source : Gallica

H. de J. La France en Allemagne (1838)

De tous les monumens gothiques que nous avons visités, il n'en est pas d'une plus merveilleuse construction que la cathédrale de Vienne, dédiée à saint Etienne; le temps en a noirci les dentelures, ses réseaux délicatement sculptés ont pris la couleur sombre qui sied si bien aux édifices anciens, la voûte se perd dans son élévation, le maître-autel, tout en argent, se détache du fonds rembruni, avec un éclat qui ravit, mais ce qui attache le souvenir à la cathédrale de Vienne, c'est la vive piété des Viennois
Source : Gallica

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