Charles-Victor d' Arlincourt

Résumé

Charles-Victor d' Arlincourt Le pèlerin. Tome 3 (1842)

La duchesse de Lévis, voyageant dernièrement en Allemagne, arrive à Munich. Deux jeunes personnes, vêtues de noir, demandent à l'entretenir, et tombent à ses pieds, éperdues. « — Ma mère! ma mère! s'écrientelies. » La duchesse étonnée, les relève et les interroge. Une miniature, représentant celle qui avait donne le jour aux deux inconnues, est mise à l'instant sous ses yeux; et elle s'y recounaît. Madame de Lévis court la montrer à son mari. « — Votre portrait ! s'écrie le duc, il est d'une ressemblance parfaite. « — Eh bien ! c'est l'image d'une autre. J'ai un second moi, je suis double. »
Source : Gallica

Charles-Victor d' Arlincourt Le pèlerin. Tome 3 (1842)

Madame ! il était mon mari. Moi aussi je vais être veuve. Vous me répondrez : c'était un assassin : et vous croirez, avec ce mot, pouvoir vous dispenser de la pitié. Soit : mais vous ne savez pas tout. Le jour où vous retrouviez votre fils, nous perdions le nôtre, Madame; et un soir, au milieu des bois, le sire de Reichenstein, se plaignant des malheurs qui frappaient le castel, disait : Si j'y avais muré un enfant ! vous répétâtes ses paroles, vous connaissiez la tradition. Tout-àcoup le malheur vous quitte, et tout-à-coup mon fils disparaît.
Source : Gallica

Charles-Victor d' Arlincourt Le pèlerin. Tome 3 (1842)

Marie-Thérèse, dans l'exil, est une de ces images hors de ligne devant lesquelles toutes les opinions se prosternent avec admiration et respect. Car jamais nul front ne porta plus haut, dans les voies immortelles d'une adversité sans mesure, le glorieux bandeau des souffrances.
Dans sa demeure point de luxe : mais que le dénûment y a de grandeur ! Le pèlerin qui, comme moi, y vient saluer l'infortune, ne peut s'empêcher de se rappeler, au modeste toit de Kirchberg, que les plus belles résidences de l'Europe appartenaient jadis à ceux de vant lesquels il se courbe en soupirant.
Source : Gallica

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