André Delrieu

Résumé

André Delrieu La vie d'artiste. 2 (1843)

Réduit à se défendre, l'étranger le blessa au bras ; mais le peintre lui répliqua par un autre coup de pointe si bien ajusté que la rapière s'enfonça de plusieurs pouces dans le ventre de l'Anglais. Des flots de sang inondèrent le parquet. Le malheureux fléchit d'abord sur les genoux.
— Je meurs... Wilhelmine !... adieu!... Et il s'évanouit.
L'honneur, comme l'entendent nos idées sociales, était vengé ; la colère de M. Hasslinger fut éteinte. Il ne vit plus à ses pieds qu'un homme, jeune, beau et brave, dont son arme impatiente avait déchiré peut-être mortellement le corps.
Source : Gallica

André Delrieu La vie d'artiste. 2 (1843)

Mieux vaut une coraline brisée qu'une seule larme à ses yeux.
Le compliment turc fit fureur dans les salons de Vienne, où toutes les femmes voulurent l'apprendre dans la langue originale, avec la permission de M. de Metternich. Mais cette latitude ne s'étend pas au-delà de l'idiome de Mahomet, et au contraire la plus petite inadvertance compromet pour long-temps, en rivant ses chaînes, une langue civilisée. Il y a même des mots qu'on ne prononce jamais, a Vienne, sous un certain point de vue, dans un salon.
Source : Gallica

André Delrieu La vie d'artiste. 2 (1843)

Après des prières, des refus, et même des menaces, tout d'un coup je me décide, je retourne à mon père ; je prends à son chevet, sous sa tête, cette énorme clé. Mais la porte était fermée à double tour et la vieille serrure très-rouillée. Je crus mourir en entendant le bruit de la clé à chaque tour. Je disais à Pepoli : — Si mon père se réveille, il te tuera. —Peut-être que non ! répondit-il.
Et Madame de Feltheim, étouffant ses souvenirs et ses sanglots se roula sur le canapé avec tant de désespoir que le mignon bas de soie ne tenait plus au pied que par l'orteil.
Source : Gallica

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