Victor Meignan,
Le comte Kappyani : récit hongrois
(1881)
“ Elle s'interrompit, voyant que le général demeurait impassible; et se relevant tout à coup, elle courut à son amant qu'elle entoura de ses bras : — Et puis, je l'aime! s'écria-t-elle avec l'accent du désespoir et en le serrant sur sa poitrine, il faut qu'on le sache aussi! C'est un Hongrois, un Kappyanyi : Je l'aime! C'est un parjure, un déserteur, dites-vous ; qu'importe! Je l'aime! Je l'aime, entendez-vous! Venez donc me le prendre à présent ; il faudrait me tuer moi-même ! — Hélène, je vous supplie! lui dit le comte qui ne voulait pas se prêter à des supplications. ”
