Résumé

Portrait de G. Valbert G. Valbert M. Geffcken et le Journal de l’empereur Frédéric

Pendant les trois mois qu’a duré le règne de l’empereur Frédéric, M. de Bismarck a éprouvé de grands dégoûts, de grandes inquiétudes, et il ne pardonne jamais à qui l’inquiète. Le baron de Roggenbach avait-il intrigué contre lui? Rien n’est moins certain. Cet homme distingué, qui joint à une intelligence supérieure du toutes les grandes questions de ce temps beaucoup de charme personnel, les grâces d’un esprit naturel, ingénieux et facile, n’est pas de la race des grands ambitieux et n’a pas le tempérament d’un homme de combat.
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M. Geffcken n’est qu’un pécheur; il n’est pas un criminel, comme le dit le procureur impérial, ni un scélérat comme l’affirme la Gazette de Cologne. Il est absurde de prétendre qu’il ait divulgué des secrets d’état, trahi les intérêts de son pays, mis l’empire allemand en péril. Si on en croit le ministère public, les souverains confédérés se sont vivement émus de ses révélations; ils ont appris avec douleur qu’en 1870 l’héritier de la couronne de Prusse songeait à les dépouiller de leurs prérogatives pour en faire hommage à l’empereur d’Allemagne.
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Étrange grief, en vérité! c’est la première fois, pensons-nous, que de tels commérages figurent dans un acte d’accusation, et, au surplus, qu’est-il permis d’en conclure? M. de Bismarck n’a jamais eu la prétention d’être un homme aimable et indulgent, d’avoir l’âme tendre, chevaleresque et miséricordieuse. Il ne se pique pas de régner sur les cœurs, de les traîner après lui, comme Hippolyte. Il lui suffit qu’on l’admire et qu’on le craigne.
M. Geffcken, dans son livre sur le Kulturkampf, a critiqué, censuré la politique religieuse du chancelier.
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