Ernest Lavisse,
L’État politique de l’Allemagne
“ Du moins, il entend n’être le serviteur que de son roi, le courtisan que de son empereur. Il n’a jamais flatté la foule ni enjôlé un parlement. Ironie, sarcasmes, sourires, mépris, menaces composent son éloquence parlementaire. A peine, au lendemain des grands succès, après Sadowa quand il a fait la confédération de l’Allemagne du Nord, après Sedan quand il a fait l’empire, a-t-il condescendu à quelque bienveillance : la moindre opposition réveille en lui le lutteur des temps de conflit, et de nouveau il accable de ses dédains professeurs, avocats, journalistes, idéologues. ”
