Résumé

Portrait de André Tardieu André Tardieu À Algésiras - La Crise décisive

Elle partageait l’opinion, souvent combattue par la presse allemande, que l’étude couplée du projet de banque et des projets de police pouvait seule fournir les bases d’une entente. Elle révélait enfin, par une manifestation d’ordre significative, un groupement de puissances sensiblement différent de celui qu’avaient annoncé les journaux de Berlin. Combien de fois ces journaux n’avaient-ils pas affirmé que, de plus en plus, les négociateurs d’Algésiras rendaient justice à l’Allemagne, et se rangeaient aux côtés de cette « tutrice des intérêts généraux de l’Europe ! »
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Hors d’Algésiras, l’impression était également favorable. Le bruit nous était revenu de Tanger d’une conversation où le Dr Rosen, ministre d’Allemagne, après avoir adressé de vifs reproches au sujet de l’attitude de M. Bacheracht à M. Sabline, chargé d’affaires de Russie, avait conclu en s’écriant : « Notre dignité est engagée. Nous ne reculerons pas. Et, je vous le dis, c’est la France qui cédera. »
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Tout est bien qui finit bien. La Conférence a donné aux questions qui lui étaient soumises des solutions honorables pour tout le monde, acceptables par tout le monde. En suivant au jour le jour les sinuosités de la diplomatie allemande, au cours de ces semaines pénibles, nous n’avons pas voulu réveiller les souvenirs d’un conflit apaisé, mais seulement justifier la persévérance de notre politique. Qui ne voit d’ailleurs que cette politique a trouvé dans l’adhésion des puissances, et finalement de l’Allemagne elle-même, la meilleure et la plus complète des justifications ?
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