Résumé

L'Armistice du 11 novembre 1918… (1922)

Rethondes où va maintenant se jouer le drame de l'armistice est à sept kilomètres est de Compiègne, sur les bords de l'Aisne, à l'extrémité sud de la forêt de Laigue que l'Aisne sépare de la forêt de Compiègne. Le paysage y est, paraît-il, fort beau à cause de ce décor forestier : on y voit de grands arbres, de belles avenues, des horizons qui ont de la majesté et de l'harmonie.
Sur l'un de ces grands arbres on y lisait récemment, on y lit peut-être encore aujourd'hui un écriteau avec ces mots : « Ici était arrêté le train du maréchal Foch pour la signature de l'armistice en novembre 1918 ».
Source : Gallica

L'Armistice du 11 novembre 1918… (1922)

« Les cloches sonnèrent comme au matin de Pâques », comme si elles avaient annoncé la résurrection de la Patrie. A ce signal officiel l'allégresse générale explose. Les drapeaux alliés surgissent aux fenêtres. En quelques instants, toutes les rues, tous les balcons sont pavoisés. On voit des femmes, des hommes pleurer de joie, se serrer les mains avec effusion. Une effervescence joyeuse, une sorte d'ivresse entraîne toute cette population.
Ici et là un groupe d'hommes, de femmes, d'enfants se mettait en mar-che, drapeau en frète, en chantant la
Marseillaise.
Source : Gallica

L'Armistice du 11 novembre 1918… (1922)

L'Allemagne qui aime tant faire la guerre chez les autres et l'aime fort peu sur son territoire, redoutait ce coup mathématiquement décisif. Elle voyait venir l'invasion. L'éviter lui paraissait équivaloir à une victoire. Aussi lui fallait-il arriver à la paix le plus promptement
possible. Elle avait fait demander un armistice par l'intermédiaire du président Wilson, et celui-ci informa le gouvernement allemand que, pour parler d'armistice, il lui fallait s'adresser au maréchal Foch, généralissime des armées alliées.
Source : Gallica

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